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Billets de druide-d-hier-et-de-demain

Le château de la non peur.

Le château de la non peur.

 

 

La peur du vide... Très nombreux sont ceux et celles qui ont peur du vide. Leur vie doit être remplie de toute part. Pas une pièce de vide, du bruit, des mouvements autours d'eux, pas un moment inoccupé. Hormis durant le sommeil, il y a toujours une pensée référencée qui domine leur esprit. Cette peur est la peur de la mort, de l'inconnu, de la partie hors de l'Œuf cosmique. Cette peur est issue du "je", le moi que l'on nomme égo, une identification au vécu passé.

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Le mental est concentré dans le cerveau et son activité, comme toute activité, dégage de la chaleur. De la même manière que la chaleur portée sur l'eau peut produire une évaporation, créant ainsi le brouillard impénétrable à la vue, le mental crée l'illusion  qui masque la lumière primordiale de la conscience. Ainsi naît l'oubli. Tel est l'obstacle principal à la transmutation de l'état ordinaire en l'Etat universelle.

Brouillard

Il y a tout d'abord la pensée "je pense, donc, Je suis", qui, de l'état de penseur, certifie l'Etat primordial. Puis, la chaleur de l'activité génère l'oubli de l'Etat primordial au profit de la pensée "je". Alors, de l'Etat primordial ne reste plus que la notion d'impermanence. Surgit alors la peur de la mort.

 

L'adepte cherchera à saisir la pensée "je". Immanquablement, celle-ci s'évanouira comme un mirage dans le brouillard et seul ne demeurera que la partie sublime de l'être, le "Je", majeur, mûr, racine universelle contenue en tout phénomène. Le "Je" est le guide vers l'Etat primordial, l'accomplissement du Magistère.

 

Viendrait-il à qui que ce soit de se dire "je ne suis pas un cailloux" ?

A t on besoin de se répéter : "je suis un être humain"  pour être convaincu d'en être un ? 

"je suis Celui qui est", "je pense, donc, Je suis" ne sont que des phrases, exutoires méditatifs, des supports d'évolution, comme des écrins entourant la Pierre philosophale. 

Le bonheur.

Le bonheur.

 

Qu'est-ce que le bonheur ?

Certains vous diront que le bonheur est les jouissances sensorielles. D'autres répondront que ces plaisirs fugaces ne sont pas le bonheur, et que le vrai bonheur est au-delà  du corps, qu'il est céleste et ne se trouve que dans la béatitude intérieure et divine.

Les jouissances sensorielles sont l'aboutissement d'un désir. La libération de l'emprise matérielle du monde pour obtenir l'état de grâce divine n'est elle pas elle aussi issu d'un désir ? 

Toute volonté est l'aboutissement d'un désir. Ainsi le désir de bonheur à travers les sens est le même désir de bonheur à travers le détachement du monde formel. C'est ainsi que naît la compréhension des 3 sphères existentielles : la sphère du désir, la sphère de la forme et la sphère de la non forme.

 

La sphère du désir est celle de notre monde sous ses 3 aspects : l'aspect obscure (minéral, végétal), l'aspect lumineux (animal, humain) et l'aspect énergie (absorption, dissolution).

La sphère de la forme est celle des dieux dans les 4 horizons.

La sphère de la non forme est celle de Dieu, comme il est nommé parfois.

Cerisier fleurs blender

Brocéliande.

Brocéliande

 

La Vérité absolue n'est autre que Conscience pure. Elle est le Soi, l'essence de tout existant. La lumière est issue de cette source intarissable.

Tout comme un gland, avant de germer, s'humidifie, gonfle légèrement, s'ouvre par sa partie supérieure et pousse un germe blanchâtre, ainsi, la Conscience de l'absolue se projette en lumière, se manifeste en tant qu'individualité. Elle grandit jusqu'à devenir corps et Univers infini.

Le gland devient chêne, puis le chêne devient forêt.

Pour les incrédules, le gland se nomme big bang, l'individualité se nomme soleil, le chêne se nomme galaxie et l'Univers est Brocéliande.

Chene des hindres

L'espace sacré.

L'espace sacré.

 

Pas besoin de temple, pas besoin d'église, pas besoin de synagogue, pas besoin de mosquée, pas besoin de loge. Où que l'on soit, l'espace sacré est là.

 

Il est cosmos infini, soleil lumineux, océan vaste, montagne majestueuse.

Les artifices sont le grain de sable qui devient désert, le nuage qui devient éclair, la source qui devient rivière, la pousse qui devient forêt, le flocon qui devient banquise.

 

Tout est là jusqu'à l'autel ou le rituel s'accomplit par les offrandes et sacrifices, par les libations et béatitudes. Il est l'autel précieux qui nous suit fidèlement comme une ombre, c'est cet objet si précieux, si fragile, si impermanent. Il est notre corps.

 

Nasa apollo 8 earth rise lever de terre 24 11 1968

L'essence du Triskèle (2)

Corps astral / corps de rêve.

 

Aborder l'état de rêve revient à chercher les règles de l'illusion. En trouver les règles, c'est en déterminer les limites. Trouver les limites de l'illusion, c'est se tenir sur la porte qui mène à la Vérité ultime, la sagesse.

Porte des reves

L'état de veille est lui aussi immergé dans l'illusion. Mais la lourdeur du corps matériel nous laisse peu de possibilités de compréhension de la nature de l'illusion. Il est difficile de s'élever afin d'avoir une vue d'ensemble, lorsqu'on a les pieds attachés à un boulet. L'illusion de l'état de rêve est ajustable suivant la maturité du rêveur. Le monde du rêve est comme un support un support qui s'adapterait à la conscience onirique, alors que le monde matériel impose ses règles à la conscience rationnelle.

Quant à l'état de sommeil profond, l'être éveillé affirme avoir bien dormi, mais quelle conscience peut l'autoriser à authentifier ce vécu ? Est-ce la conscience rationnelle, qui ne garde aucun souvenir, ni même une émotion simple, de ses passages dans le sommeil profond ? Est-ce la conscience onirique qui ne laisse à la conscience rationnelle que des bribes de ses passages dans le monde du rêve ?

Rien ne peut prouver à l'être conscient qui lit ces mots qu'il était différent lorsque son corps était inerte, ses fonctions au minimum, et que sa conscience était éteinte, sans même une saisie du "je" issu du "je suis".

La part universelle de l'individu, ce qui est, ce qui est nommé ici le Soi, est une conscience stable, inchangée et inchangeable. Il n'existe en fin de compte rien d'autre que le Soi, universel, immanent en tout être, vivant ou non vivant au sens matériel du terme au travers des cinq sens du corps.

 

Le corps astral est usuellement considéré comme le corps subtil dégagé des contraintes  matérielles qui permettrai d'accéder au monde du rêve. Le corps onirique est donc différent du corps physique de par sa substance, mais reste proche de par ses caractéristiques archétypales. L'un serait les plans d'une maison, l'autre l'ensemble des matériaux qui la compose. Qui sait lire les plans reconnaîtra la maison tant ils se ressemblent. Tandis que l'un est inerte, allongé sur le lit, l'autre est volatile tel une bulle de savon qui apparaîtrait de forme et de taille diverses et disparaîtrait sans traces en éclatant.

Lorsque la conscience prend l'habit de la conscience onirique, le support du corps astral nous permet d'appréhender le monde du rêve et d'y vivre les expériences en correspondance. Le monde du rêve est chimérique, il ne peut donc pas engendrer les mêmes effets durable que les actions dans le monde matériel engendreront. Le monde du rêve est un monde de reflets, il est  en quelque sorte le miroir de la conscience. Elle le traverse pour devenir conscience rationnelle ou conscience au noir suivant le sens de passage.

 

Cependant, même si le monde onirique du corps astral ne laisse pas de traces durable dans le monde de l'état de veille, il n'en est pas moins un monde intermédiaire où toutes les tendances potentielles peuvent être exprimé. C'est la raison qui pousse certaines personnes, dont les compétences réceptives sont souvent développés, à parler de bas astral.

Si on parle de bas astral, il serait normal de parler de haut astral ; sous entendant un centre astral...

Habituellement, nous aurions tendance à placer en bas ce qui commence et en haut ce qui abouti. Lorsqu'on est dans l'état de sommeil profond, l'aboutissement est le réveil du matin. Inversement, lorsqu'on est en état de veille, l'aboutissement est la plongée dans le sommeil profond le soir. Le monde onirique est quelque part entre les deux états. On pourrait même dire qu'il s'agit d'un "entre monde", un état intermédiaire qui semble plus ou moins sombre, non identifiable, indescriptible lorsqu'il est proche du sommeil profond. Mais aussi, un état coloré, rempli de reliefs émotionnels lorsqu'il est proche de l'état de veille. Son aspect lumineux ou sombre dépend de la profondeur du sommeil.

 

Pourquoi le bas astral est-il considéré comme péjoratif, voir même démoniaque pour certaine personnes ?

La réponse ne peut pas se trouver dans l'aspect sombre, non identifiable, indescriptible de l'état intermédiaire liée au sommeil profond, car dans ce dernier, la conscience au noir est si absorbée dans ses origines fondamentales que ni bon ni mauvais, ni angélique ni démoniaque, rien ne peut apparaître. La conscience noir, c'est comme une nuit sans lune, une nuit obscure. Rien ne peut être identifié, comment quoi que ce soit pourrait être considéré comme beau ou comme laid ?

Mais alors, qui détermine ce qui est angélique ou démoniaque ?

Seul l'égo de l'état de veille s'autorise à qualifier ce qui est bon ou mauvais en fonction de références mémorisées et les tendances accumulées. Le corps astral du monde onirique évoluera dans le bas astral ou le haut astral en fonction de ces tendances accumulées durant l'état de veille. Elles seront illuminées par les quatre lumières de l'état onirique. Sans source de lumière il n'y a pas d'images agréables ou désagréables sur l'écran d'un cinéma. Autant l'égo admet que le cinéma n'est qu'une illusion lorsqu'il s'agit d'un film fait par un autre, autant il tient fermement comme vérité tout les films qu'il se fait lui même.

Il est naturel de se demander : pour qui un rêve est agréable ou désagréable ? Qui craint les démons et vénère les anges ? Seul l'égo distingue, classe, accepte ou rejette. La conscience au-delà de toute illusion n'a plus rien à accepter ou rejeter.

 

Lorsque le corps astral est attiré à l'extrême du vécu par les impératifs du corps physique on parle de corps causal. Il y a comme une distorsion entre les causes et les effets. Le principe de vie quitte alors le corps physique et c'est le moment de la mort. Le principe de vie quitte le corps physique et demeure un temps dans l'absorption de la non conscience. Puis tout comme on se réveille au petit matin, après divers expérience vécues dans le monde intermédiaire du rêve, suivant les tendances accumulées, généralement poussé par le désir, les éléments constitutifs d'une nouvelle vie de regrouperont. De même que recommence une nouvelle journée, les souvenirs de l'existence précédente ne seront pas présent précisément, mais les tendances accumulées dans le corps causal seront identiques.

On fait son lit comme on se couche.

L'adepte qui mène une vie orientée vers la Sagesse s'endormira en toute quiétude et retrouvera au petit matin les meilleures dispositions.

Celui qui laisse son égo comme un roi retrouvera les effluves nauséabondes de la veille.

L'état onirique n'est qu'une vaste gare. Il s'y trouve toutes sortes de trains, pour toutes sortes de destinations. Toutes sortes de voyages sont possible...

L'essence du Triskèle

L'essence du Triskèle.

 

Nous ne cessons d'osciller entre trois états, trois manières de considérer la conscience.

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Tout d'abord se trouve l'inconscience, que nous pourrions aussi appeler la non conscience, ou encore la conscience noire. Les sensations et systèmes de réceptions/émissions sont éteints.  La conscience est en quelque sorte en état d'absorption sur elle-même. Cet état de conscience correspond à l'état de sommeil profond dans le cycle journalier d'un être vivant. Il peut aussi être approché plus ou moins profondément lors de méditation et est imposé totalement lors du passage à la mort.

Les adeptes du grand Œuvre parlent de cet état de conscience comme le passage de l'Œuvre au noir.

 

Puis vient la conscience intuitive. Cette forme conscience se base sur les arcanes demeurant en latence en chaque être vivant.  Ce sont les tendances issues des acquis, des prédispositions latentes du mental, une sorte de réservoir des impressions formées dans le passé, et qui vont déterminer les images qui apparaîtront sur l'écran de lumière de la conscience. Cet état de conscience intuitive est un état intermédiaire entre l'absence de conscience du sommeil profond et la conscience du monde rationnel. C'est la conscience onirique qui précède l'animation des être vivants. Entre l'inertie et l'activité, le rêve est soit si dilué qu'il ne laisse aucune trace, soit si prenant, si saisissant de réalisme qu'il agite le corps jusqu'à propulser la conscience dans le monde rationnel. Cet état peut également être approché en méditation, il est le puits d'inspiration des artistes, des médiums et autres êtres à grande sensibilité. Il est le "parfum" qui guide la vocation spirituelle et la dévotion en tant qu'appel à plus vaste que ce que nous pensons être.

Les adeptes du grand Œuvre parlent de cet état de conscience comme le passage de l'Œuvre au blanc.

 

Enfin, vient la conscience individuelle, ou conscience rationnelle. Cet état de conscience correspond à l'état de veille, c'est à dire celui qui anime celui ou celle qui est précisément en train de lire ce texte, analyser chaque phrase, recevoir chaque mot comme un reflet plus ou moins brillant de ce qui constitue sa propre existence. La multitude ininterrompue de reflets est si puissante qu'elle concentre en un seul point toutes les dimensions de l'existant jusqu'à persuader que rien d'autre n'existe à par ce point de concentration. C'est la conscience de l'égo qui rassemble jusqu'à rayonner d'une manière autogène.

Les adeptes du grand Œuvre parlent de cet état de conscience comme le passage de l'Œuvre au rouge.

 

Le noir rappelle la nuit, le blanc, les lueurs de l'aurore qui monte au zénith, le rouge, la déclinaison qui conduit au crépuscule. Immanquablement la nuit fera suite et un nouveau jour succédera.

Du sommeil profond il ne reste absolument rien. Rares sont les rêves qui laissent des traces et encore moins dans la durabilité. Mais une fois réveillé, l'être perçoit des objets par les sens corporels et devient alors le sujet qui s'authentifie comme réalité. En sommeil profond, il n'y a ni objet, ni sujet ; ni acteur, ni spectateur. Il n'y a que sérénité. 

L'être qui est en train de lire ces lignes, était plongé dans cette sérénité la nuit précédente. Maintenant, il y a ces phrases qui l'interpellent, le poussent a l'activité de la réflexion en fonction de ses  propres capacités. Cette réflexion n'était pas là durant la conscience noire de la nuit.

Quelle est la différence entre ces deux états de conscience ?

Une entité surgit au réveil ce matin, elle a saisi toute ce qu'elle percevait autour d'elle sur les bases des tendances accumulées, ceci comme un roi assit sur sont trône qui se consacrerait lui même roi universel.  Ce roi, c'est l'égo.

Quelle est la réalité derrière ce théâtre ?

Ce qui existait dans la conscience noire est de la même nature que ce qui est sorti de la conscience de lumière onirique et qui est de la même nature que ce qui est en train d'analyser ici et maintenant ces phrases, c'est à dire la conscience de l'activité. Ce qui demeure inchangé c'est le Soi, cette nature fondamentale en toute forme exprimée matériellement ou non de l'Univers. Ce qui demeure inchangé, ce qui a la possibilité d'adapter toutes les potentialités, c'est ce que les adeptes du grand Œuvre nomment le Mercure des philosophes. Demeurer dans la conscience du Mercure des philosophes, et ce, quelque en soit son aspect, c'est accepter ce qui n'a ni début ni fin ; que ce soit sous forme de plomb ou forme d'or.

Le cœur de Brocéliande.

Le cœur de Brocéliande.

 

Dans la forêt de Brocéliande, durant la nuit obscure,

chaque branche d'arbre est un obstacle. 

Celui qui écoute le murmure du ruisseau progressera sans encombre. 

Lorsque l'aurore viendra, il réaliser la source pure. 

Tel un reflet de Connaissance le miroir de Baranton lui apparaîtra,

offert comme le cœur même de la sagesse du Druide.

 

Fontaine

 

Le Soi universel, Dieu, notre nature fondamentale, autant de nominatifs qui en aucun cas ne peuvent être confondus avec l'égo, le "moi, je..." individuel.

Et pourtant, comment réaliser le Soi universel sans l'égo ?

Perception, identification et compréhension sont les constituants de l'égo. Ils sont des outils reliant l'humain au divin, le relatif à l'absolu.

Lorsque l'égo cesse de se placer au centre du monde, comme l'acteur principal d'une pièce de théâtre, lorsqu'il cesse de se considérer comme un pôle d'attraction et se contente de maintenir son attention sur sa propre source intérieur, alors, il n'est plus un sujet qui perçoit un objet. L'être devient le miroir de vérité.

Tantad

Tantad (le feu)

 

Un feu émane du cœur, il donne chaleur et vitalité à l'ensemble du corps.

Du corps émane le désir qui engendre émotions et pensées jusqu'à évoluer dans l'espace au fil du temps.

Ou est la conscience qui dit "je suis" ?

Est-elle un simple phénomène dans l'espace et le temps ?

Est-elle cette chaleur qui donne la vitalité ?

Est-elle un cœur qui bât, pulsé par le feu cosmique ?

 

Le feu allumé par l'être peut s'offrir par une brindille enflammé. Ainsi un autre feu peut être allumé. Un feu qui à son tour pourra donner une brindille enflammée qui embrasera le feu d'un autre être. Ainsi se transmet chaleur et vitalité. 

 

Faire naître spontanément un feu premier nécessite de nombreuses conditions, toutes ajustées avec précision, au bon moment.

Il faut de la paille sèche, du bois sec, une atmosphère sèche, un souffle de vent ni trop fort ni trop faible, des pierres de silex, ou des bois bien choisis, et surtout... l'esprit d'un être qui ait la connaissance et l'aptitude physique pour la mise en œuvre.

 

Le feu qui pousse la vie des êtres est d'une extrême fragilité.

L'obscurité de l'orgueil pousse la complexité jusqu'à l'illusion de l'immortalité du feu.

Seul l'équilibre de l'espace et du temps confère à la nature le pouvoir du feu vital qui vient du Ciel pour ensemencer la Terre...

De cette union émane la flamboyance du feu de la sagesse primordiale.

Awen

Conscience.

 

Le monde existe t-il si il n'y a personne pour le percevoir ?

Il va de soit que si aucun être vivant n'existait, le monde n'existerait pas. Il serait tel un cadavre, une forme sans vie, sans devenir autre qu'un démantèlement. 

Ainsi qui est apparu en premier ?   Est-ce la conscience d'être ou est-ce la conscience du monde ?

La conscience d'être est-elle apparue ce matin au réveil ?   Est-elle apparue un jour, il y a des années ?   Est-elle apparue à la naissance ?   Disparait-elle lors du sommeil profond ?   

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La conscience d'être est toujours là, à chaque instant, éternelle et pure.

La conscience du monde est comme les phénomènes, elle apparait puis finit par disparaître. Tel le jour et la nuit, le monde est perceptible durant l'état de veille, puis imperceptible durant l'état de sommeil profond.  

La conscience du monde est une illusion basée sur des conventions transitoires. Au-delà demeure la réalité absolu, notre nature fondamentale.

Nous passons la majeur partie de nos journées dans l'agitation mental, n'ayant cesse de poursuivre activités après activités, tels des zombis. Combien de fois sommes nous pleinement conscient de l'instant présent ?   Combien de fois notre esprit peut-il fusionner avec les éléments de la nature, tant autour de nous qu'en nous ?

Le souffle du vent, l'arbre qui frémit en chaque feuille, le chant d'un oiseau, le ruissellement de la pluie sur un toit, le silence de la neige; tant d'enseignements qui nous échappent.
L'étendu d'une vallée, la mosaïque de fleurs du champ, la pénombre d'une forêt, le bleu entre deux nuages; tant de démonstration de l'absolue vérité.
Il n'est pas un point de l'univers, une expression aussi variée qu'elle soit qui ne soit là pour nous rappeler notre place dans l'univers.
Nature extérieure, nature intérieure, quelle est la différence ?
Tout est une question de conscience.

Emmergence

A vrai dire la conscience est toujours en nous, qu'elle soit claire et lumineuse ou pensive et assombrie. Chacun de nous peut affirmer: "je suis", (dans le sens j'existe). Il ne viendrait à personne l'idée de dire: "je ne suis pas", (dans le sens je n'existe pas).

Lorsqu'il est dit: "je pense donc je suis", il est alors sous entendu: "si je ne pense pas je ne suis pas".
L'homme en sommeil profond ne pense pas...   Ne serait-il donc pas ?

En sommeil profond, nous ne sommes pas conscient d'exister, alors que durant l'état de veille, nous le sommes. Il est cependant entendu que nous sommes bien la même et unique personne, celle qui dort profondément comme celle qui est réveillée. En fait, durant le sommeil profond nous n'avons conscience ni de notre propre corps ni des phénomènes extérieurs. Au réveil, les organes sensoriels du corps entrent en action et révèlent à la conscience les phénomènes extérieurs. Durant l'état de rêve, ce sont les accumulations sensorielles qui révèlent à la consciences l'état d'existence intérieur.

Broceliande

Mais la conscience elle même, a t elle changé ?
A t elle disparue totalement pour réapparaître ?
Si elle avait disparu, le corps aussi aurait disparu. La reprise de conscience ne se serait pas fait progressivement et l'état de rêve n'existerait pas. Ce qui apparaît et disparaît c'est la conscience du corps et la conscience des phénomènes extérieurs. La conscience elle même ne peut pas disparaître, pas plus que les infimes particules constituant le corps. Ils peuvent se résorber dans un espace plus vaste, être plus ou moins concentrés en un état temporaire, mais ne peuvent pas disparaître.

Durant le sommeil profond, le lien entre la conscience et le corps s'amenuise jusqu'à supprimer toutes les contraintes dues à l'illusion de l'identification que l'égo pose sur le corps et ses implications dans le monde extérieur. Alors l'égo disparaît, le corps inerte se limite aux fonctions mues par le rythme cosmique et la Conscience demeure pure dans le présent, ici et maintenant, en dehors des conceptions de temps et d'espace conçu dans l'état de veille. La Conscience, Awen, n'apparaît ni ne disparaît jamais.  Le corps apparaît à l'égo durant la phase de veille puis semble disparaître avec lui durant le sommeil profond.


Ce qui apparaît doit disparaître, ce qui est pré existant à l'apparition ne peut pas disparaître.

La racine de la souffrance est l'attachement à ce qui est appelé à périr. Demeurer dans l'Awen, c'est se placer au-delà du mortel ou de l'immortel. Il n'y a rien à saisir, ni par le corps, ni par le mental, tout est déjà là, il suffit de laisser les tendances accumulées s'apaiser.
Comme pour une eau boueuse qui vient d'être agitée, les particules troubles redescendent et ne demeurera que la limpidité. 

 

Murmures d'Avalon.

Murmures d'Avalon.

 

 

Le foyer du chaudron, ou la bougie de cire, équivaut à la destruction du mental par le feu lumineux de la Connaissance.

La cendre sacrée qui est rependue au vent équivaut à Lugos, dieu aux mille visages, l'Etre absolu.

L'hydromel, la matrice universelle, équivaut à la Conscience contenue dans la nature fondamentale de tout être.

 

La cendre sacrée se présente à la compréhension sous deux aspects :

L'opacité du corps sous forme de poussière qui retourne à la Terre, et, ce qui demeure lorsque le corps a été brûlé par le feu lumineux de la Connaissance.

Ce qui demeure, c'est l'Etre absolu, le principe sacré du Druide intérieur.

 

La lumineuse connaissance est blanche.

Les cendres sont noires. 

Le principe actif des ferments du devenir est rouge.

 

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