Awen

Awen

Conscience.

 

Le monde existe t-il si il n'y a personne pour le percevoir ?

Il va de soit que si aucun être vivant n'existait, le monde n'existerait pas. Il serait tel un cadavre, une forme sans vie, sans devenir autre qu'un démantèlement. 

Ainsi qui est apparu en premier ?   Est-ce la conscience d'être ou est-ce la conscience du monde ?

La conscience d'être est-elle apparue ce matin au réveil ?   Est-elle apparue un jour, il y a des années ?   Est-elle apparue à la naissance ?   Disparait-elle lors du sommeil profond ?   

1316l callirtiche chlorocebus aethiops

La conscience d'être est toujours là, à chaque instant, éternelle et pure.

La conscience du monde est comme les phénomènes, elle apparait puis finit par disparaître. Tel le jour et la nuit, le monde est perceptible durant l'état de veille, puis imperceptible durant l'état de sommeil profond.  

La conscience du monde est une illusion basée sur des conventions transitoires. Au-delà demeure la réalité absolu, notre nature fondamentale.

Nous passons la majeur partie de nos journées dans l'agitation mental, n'ayant cesse de poursuivre activités après activités, tels des zombis. Combien de fois sommes nous pleinement conscient de l'instant présent ?   Combien de fois notre esprit peut-il fusionner avec les éléments de la nature, tant autour de nous qu'en nous ?

Le souffle du vent, l'arbre qui frémit en chaque feuille, le chant d'un oiseau, le ruissellement de la pluie sur un toit, le silence de la neige; tant d'enseignements qui nous échappent.
L'étendu d'une vallée, la mosaïque de fleurs du champ, la pénombre d'une forêt, le bleu entre deux nuages; tant de démonstration de l'absolue vérité.
Il n'est pas un point de l'univers, une expression aussi variée qu'elle soit qui ne soit là pour nous rappeler notre place dans l'univers.
Nature extérieure, nature intérieure, quelle est la différence ?
Tout est une question de conscience.

Emmergence

A vrai dire la conscience est toujours en nous, qu'elle soit claire et lumineuse ou pensive et assombrie. Chacun de nous peut affirmer: "je suis", (dans le sens j'existe). Il ne viendrait à personne l'idée de dire: "je ne suis pas", (dans le sens je n'existe pas).

Lorsqu'il est dit: "je pense donc je suis", il est alors sous entendu: "si je ne pense pas je ne suis pas".
L'homme en sommeil profond ne pense pas...   Ne serait-il donc pas ?

En sommeil profond, nous ne sommes pas conscient d'exister, alors que durant l'état de veille, nous le sommes. Il est cependant entendu que nous sommes bien la même et unique personne, celle qui dort profondément comme celle qui est réveillée. En fait, durant le sommeil profond nous n'avons conscience ni de notre propre corps ni des phénomènes extérieurs. Au réveil, les organes sensoriels du corps entrent en action et révèlent à la conscience les phénomènes extérieurs. Durant l'état de rêve, ce sont les accumulations sensorielles qui révèlent à la consciences l'état d'existence intérieur.

Broceliande

Mais la conscience elle même, a t elle changé ?
A t elle disparue totalement pour réapparaître ?
Si elle avait disparu, le corps aussi aurait disparu. La reprise de conscience ne se serait pas fait progressivement et l'état de rêve n'existerait pas. Ce qui apparaît et disparaît c'est la conscience du corps et la conscience des phénomènes extérieurs. La conscience elle même ne peut pas disparaître, pas plus que les infimes particules constituant le corps. Ils peuvent se résorber dans un espace plus vaste, être plus ou moins concentrés en un état temporaire, mais ne peuvent pas disparaître.

Durant le sommeil profond, le lien entre la conscience et le corps s'amenuise jusqu'à supprimer toutes les contraintes dues à l'illusion de l'identification que l'égo pose sur le corps et ses implications dans le monde extérieur. Alors l'égo disparaît, le corps inerte se limite aux fonctions mues par le rythme cosmique et la Conscience demeure pure dans le présent, ici et maintenant, en dehors des conceptions de temps et d'espace conçu dans l'état de veille. La Conscience, Awen, n'apparaît ni ne disparaît jamais.  Le corps apparaît à l'égo durant la phase de veille puis semble disparaître avec lui durant le sommeil profond.


Ce qui apparaît doit disparaître, ce qui est pré existant à l'apparition ne peut pas disparaître.

La racine de la souffrance est l'attachement à ce qui est appelé à périr. Demeurer dans l'Awen, c'est se placer au-delà du mortel ou de l'immortel. Il n'y a rien à saisir, ni par le corps, ni par le mental, tout est déjà là, il suffit de laisser les tendances accumulées s'apaiser.
Comme pour une eau boueuse qui vient d'être agitée, les particules troubles redescendent et ne demeurera que la limpidité. 

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site