Corps astral/corps de rêve

L'essence du Triskèle (2)

Corps astral / corps de rêve.

 

Aborder l'état de rêve revient à chercher les règles de l'illusion. En trouver les règles, c'est en déterminer les limites. Trouver les limites de l'illusion, c'est se tenir sur la porte qui mène à la Vérité ultime, la sagesse.

Porte des reves

L'état de veille est lui aussi immergé dans l'illusion. Mais la lourdeur du corps matériel nous laisse peu de possibilités de compréhension de la nature de l'illusion. Il est difficile de s'élever afin d'avoir une vue d'ensemble, lorsqu'on a les pieds attachés à un boulet. L'illusion de l'état de rêve est ajustable suivant la maturité du rêveur. Le monde du rêve est comme un support un support qui s'adapterait à la conscience onirique, alors que le monde matériel impose ses règles à la conscience rationnelle.

Quant à l'état de sommeil profond, l'être éveillé affirme avoir bien dormi, mais quelle conscience peut l'autoriser à authentifier ce vécu ? Est-ce la conscience rationnelle, qui ne garde aucun souvenir, ni même une émotion simple, de ses passages dans le sommeil profond ? Est-ce la conscience onirique qui ne laisse à la conscience rationnelle que des bribes de ses passages dans le monde du rêve ?

Rien ne peut prouver à l'être conscient qui lit ces mots qu'il était différent lorsque son corps était inerte, ses fonctions au minimum, et que sa conscience était éteinte, sans même une saisie du "je" issu du "je suis".

La part universelle de l'individu, ce qui est, ce qui est nommé ici le Soi, est une conscience stable, inchangée et inchangeable. Il n'existe en fin de compte rien d'autre que le Soi, universel, immanent en tout être, vivant ou non vivant au sens matériel du terme au travers des cinq sens du corps.

 

Le corps astral est usuellement considéré comme le corps subtil dégagé des contraintes  matérielles qui permettrai d'accéder au monde du rêve. Le corps onirique est donc différent du corps physique de par sa substance, mais reste proche de par ses caractéristiques archétypales. L'un serait les plans d'une maison, l'autre l'ensemble des matériaux qui la compose. Qui sait lire les plans reconnaîtra la maison tant ils se ressemblent. Tandis que l'un est inerte, allongé sur le lit, l'autre est volatile tel une bulle de savon qui apparaîtrait de forme et de taille diverses et disparaîtrait sans traces en éclatant.

Lorsque la conscience prend l'habit de la conscience onirique, le support du corps astral nous permet d'appréhender le monde du rêve et d'y vivre les expériences en correspondance. Le monde du rêve est chimérique, il ne peut donc pas engendrer les mêmes effets durable que les actions dans le monde matériel engendreront. Le monde du rêve est un monde de reflets, il est  en quelque sorte le miroir de la conscience. Elle le traverse pour devenir conscience rationnelle ou conscience au noir suivant le sens de passage.

 

Cependant, même si le monde onirique du corps astral ne laisse pas de traces durable dans le monde de l'état de veille, il n'en est pas moins un monde intermédiaire où toutes les tendances potentielles peuvent être exprimé. C'est la raison qui pousse certaines personnes, dont les compétences réceptives sont souvent développés, à parler de bas astral.

Si on parle de bas astral, il serait normal de parler de haut astral ; sous entendant un centre astral...

Habituellement, nous aurions tendance à placer en bas ce qui commence et en haut ce qui abouti. Lorsqu'on est dans l'état de sommeil profond, l'aboutissement est le réveil du matin. Inversement, lorsqu'on est en état de veille, l'aboutissement est la plongée dans le sommeil profond le soir. Le monde onirique est quelque part entre les deux états. On pourrait même dire qu'il s'agit d'un "entre monde", un état intermédiaire qui semble plus ou moins sombre, non identifiable, indescriptible lorsqu'il est proche du sommeil profond. Mais aussi, un état coloré, rempli de reliefs émotionnels lorsqu'il est proche de l'état de veille. Son aspect lumineux ou sombre dépend de la profondeur du sommeil.

 

Pourquoi le bas astral est-il considéré comme péjoratif, voir même démoniaque pour certaine personnes ?

La réponse ne peut pas se trouver dans l'aspect sombre, non identifiable, indescriptible de l'état intermédiaire liée au sommeil profond, car dans ce dernier, la conscience au noir est si absorbée dans ses origines fondamentales que ni bon ni mauvais, ni angélique ni démoniaque, rien ne peut apparaître. La conscience noir, c'est comme une nuit sans lune, une nuit obscure. Rien ne peut être identifié, comment quoi que ce soit pourrait être considéré comme beau ou comme laid ?

Mais alors, qui détermine ce qui est angélique ou démoniaque ?

Seul l'égo de l'état de veille s'autorise à qualifier ce qui est bon ou mauvais en fonction de références mémorisées et les tendances accumulées. Le corps astral du monde onirique évoluera dans le bas astral ou le haut astral en fonction de ces tendances accumulées durant l'état de veille. Elles seront illuminées par les quatre lumières de l'état onirique. Sans source de lumière il n'y a pas d'images agréables ou désagréables sur l'écran d'un cinéma. Autant l'égo admet que le cinéma n'est qu'une illusion lorsqu'il s'agit d'un film fait par un autre, autant il tient fermement comme vérité tout les films qu'il se fait lui même.

Il est naturel de se demander : pour qui un rêve est agréable ou désagréable ? Qui craint les démons et vénère les anges ? Seul l'égo distingue, classe, accepte ou rejette. La conscience au-delà de toute illusion n'a plus rien à accepter ou rejeter.

 

Lorsque le corps astral est attiré à l'extrême du vécu par les impératifs du corps physique on parle de corps causal. Il y a comme une distorsion entre les causes et les effets. Le principe de vie quitte alors le corps physique et c'est le moment de la mort. Le principe de vie quitte le corps physique et demeure un temps dans l'absorption de la non conscience. Puis tout comme on se réveille au petit matin, après divers expérience vécues dans le monde intermédiaire du rêve, suivant les tendances accumulées, généralement poussé par le désir, les éléments constitutifs d'une nouvelle vie de regrouperont. De même que recommence une nouvelle journée, les souvenirs de l'existence précédente ne seront pas présent précisément, mais les tendances accumulées dans le corps causal seront identiques.

On fait son lit comme on se couche.

L'adepte qui mène une vie orientée vers la Sagesse s'endormira en toute quiétude et retrouvera au petit matin les meilleures dispositions.

Celui qui laisse son égo comme un roi retrouvera les effluves nauséabondes de la veille.

L'état onirique n'est qu'une vaste gare. Il s'y trouve toutes sortes de trains, pour toutes sortes de destinations. Toutes sortes de voyages sont possible...

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