Genimalacta (solstice d'hiver).

Genimalacta (solstice d'hiver).

Genimalacta (solstice d'hiver).

Cette fête célébrée marque le point le plus profond de la saison hivernale. Elle succède à Samonios qui fut la cassure nette entre l'été celtique et l'hiver. Ce fut le départ de l'extinction de la vie de la nature, l'arrêt des force vitale, la mort symbolique. Cette mort procède de la dilution de l'esprit dans la vastitude de la confusion lorsque tout s'écroule, jusqu'à la perte de ce que nous appelons la conscience. Dans la nature de la descente de la sève à l'hivernation de certaines espèces c'est l'endormissement qui est commencé. Au sein de cet endormissement, se recompose sur les bases mêmes des forces universelles le premier point de départ d'un nouveau cycle. Genimalacta se traduit par "le grand renouveau".

Pour nous humains, cette notion de perte de la conscience peut prendre divers aspects, en méditation, durant le sommeil, un comas ou plus encore dans la mort. C'est sous ce dernier angle que cet exposé l'envisage. La conscience est le siège de la manifestation d'un être vivant, quel qu'il soit. Elle se situe en bout d'expression des cinq corps que constitue un être (voir article référent dans les cinq horizons). Elle est le "corps" le plus subtil de la constitution d'un être, une sorte de corps de lumière, alors que le corps formel est le corps le plus grossier, le plus opaque. Mais comme ce dernier, elle se constitue elle même de plusieurs éléments qui vont de l'externe à l'interne de celle ci. A l'image du soleil elle semble globale tout en ayant différentes constitutions jusqu'au cœur. Lors du passage de la mort, symboliquement fêté à Samonios, après la perte des quatre corps grossiers inférieurs, la conscience en vient à s'absorber elle même, de sa partie externe à sa partie interne. Lors de l'endormissement nocturne au moment du sommeil profond, le phénomène se produit sur le même processus sans qu'il y ait une rupture définitive entre chaque corps grossiers ou subtils. Un lien demeure lors de la mise en sommeil profond, ce lien est la vie. Lors de la mort ce lien est coupé lorsqu'est franchi le point de non retour. Analogiquement, un collier de prières ou de récitations est constitué de les boules qui restent unies par un fil qui le rend utilisable. Les doigts qui l'utilisent peuvent alors rythmer un rituel de paroles sacrées au fur et à mesure que les boules passent entre eux. Lors de la mort, le fil est rompu, les boules du collier se séparent, se répandent partout sur le sol du monde, alors qu'une seule demeure tenue pincée dans les doigts qui tenaient le collier. La boule qui demeure, c'est la conscience interne, la plus subtile, totalement anonyme, les doigts sont en quelque sorte le continuum de vie universel rythmé par le temps.

Par le symbole du dieu Cernunos illustré sur le chaudron de Gundestrup, le dieu tient dans sa main gauche un serpent, Macha la vouivre, qui représente ce fil de vie rompu à l'instant de la mort. La vouivre et Cernunos restent liés comme les deux principes fondamentaux universels. La torque est un attribut qui se porte au coup, la base de la tête, mais aussi au niveau de la rouelle d'énergie de la parole, image incarnée du verbe créateur. Placée dans sa main droite, celle de l’action, elle représente le cycle interrompu mais toujours prêt à recommencer. Elle représente aussi la plus subtile partie de la conscience, qui est alors sublimée dans la vastitude, et dont les bois sur la tête du dieu sont l'expansion sans limite, ni de temps, ni d'espace. Les quatre animaux de l'entourage immédiat du dieu sont les quatre états de couleur différenciés qui constituent cet état intermédiaire à la suite de la luminosité blanche de Cernunos. A droite du couple divin, les quatre autres animaux , dont un est monté par un humain, sont les corps déchus après la mort, dont la partie externe de la conscience.

Contrairement à Samonios qui est une fête lunaire, donc de mouvement irrégulier dans le temps, Genimalacta est une fête solaire avec un caractère fixe. C'est donc sous cet aspect qu'il faut considérer le cadre lumineux qui suit le mouvement de la dissolution des corps et absorption de la conscience extrême, entraînée par la vouivre. Les lumières de Genimalacta, et les échos syllabiques qui constituent principalement ce passage dans le monde "hivernal" de la vie non manifestée sont fixes. Leurs expressions demeurent depuis toujours et pour toujours, elles sont les structures fondamentales de l'univers et des trois sphères indissociables qui le composent : sphère d'attraction, sphère de l'espace, sphère du temps... à l'image du Triquetra.

La mort marque le début d'un lent démantèlement du corps. Durant ce temps, chaque partie infime se verra détachée et transformée en une infinitude de possibilités, chacune régénérée à travers une transmutation en vue d'une autre manifestation de vie. L'esprit procède de la même manière. Chaque constituant de l'esprit, du plus grossier, comme la sensation, au plus subtile, comme la conscience, va se liquéfier jusqu'a devenir ventilé, puis éthéré aux 4 horizons extérieurs de l'espace. Si le corps met parfois des siècles à faire, l'esprit met quelques instants pour se dissoudre. Pour le corps, la notion d'espace demeure sa règle d'expression, et l'énergie d'attraction est le vecteur qui influencera sa décomposition pour un autre état. Pour l'esprit, c'est la notion de temps qui est sa règle d'expansion, et ce sera l'espace qui deviendra le vecteur qui influencera sa dissolution à travers l'état de mort. Lorsque, après la mort d'un être, intervient la période de Genimalacta pour le continuum de vie, il est évident que sur le plan formel du monde dans lequel on vit, la décomposition des constituants du corps ne soient pas achevés. Ceci paraît plus évident en cas d'enterrement, qu'en cas de crémation. L'esprit lui, aura de toutes façons franchit tous les caps de dissolution. Genimalacta fête et symbolise le passage dans la mort où la force de lumière du jour est au minimum, alors que les forces nocturnes sont à leur maximum. Dans l'obscurité totale, la moindre manifestation lumineuse devient comme un phare, un attachement inconditionnel. C’est à ce moment que les forces de la sphère d’attraction reprennent leur place dans un nouveau processus vivifiant, grâce aux liens établis comme des causes durant la vie précédente. Inversement, durant la vie manifestée d‘un être, c'est la lumière formelle qui révèle l'ombre. Ainsi, un méditant cherchera entre deux pensées le vide obscur de l'esprit. L'adepte de la voie des rêves le cherchera par l'obscurcissement de l'esprit lors du sommeil profond. Deux manières d'approcher ce que l'esprit d'un défunt est appelé à réaliser lorsqu'il ne reste plus qu'un continuum de vie anonyme et éthéré. Genimalacta est donc un état purement intermédiaire entre deux existences manifestées. Cet état est une base essentielle. Des huit fêtes annuelles, Geminalacta est la célébration la plus proche de l'essence première de l'univers, une sorte de base essentielle constituant tout ce qui existe, ou n'existe plus, ou n'existe pas encore. Il est donc naturel que ceux qui, de leur vivant, par la méditation, la voie des rêves ou l'étude analytique approfondie ou contemplative des symboles, puissent avoir du mal à exprimer verbalement cet état approché de la mort. Chaque être vivant l’a vécu lors d'un passage entre deux vies, aucun souvenir ne demeure. Si tel était le cas, les souvenirs ne s'arrêteraient pas là mais recouvriraient toutes les existences précédentes. Même la mémoire du plus puissant ordinateur au monde n'y suffirait pas... Etant dans le monde manifesté matériellement, ceux qui ne cherchent pas à le rencontrer sont encore si attachés à l'aspect manifesté matériellement de la vie, qu'ils leur est impossible de seulement l'entrevoir. Il y a une préférence à fermer les yeux de la compréhension, pour se rassurer face à un inconnu aussi vaste.

Il nous faut donc revenir aux symboles pour exprimer l'ineffable vécu. Comme pour raconter un conte à des enfants turbulents qui refusent la responsabilité ultime. Les 5 horizons sont ce symbole universel. Cinq étapes progressives, telle une journée qui voit le soleil se lever à l'est, monter au sud, se coucher à l'ouest et disparaître derrière le nord, pour enfin nous révéler notre réelle place au centre. Durant l'état de Genimalacta, défile successivement une suite de lumières colorées telles des boules brillantes. Des boules blanches, bleues, jaunes, rouges, vertes, de sapin de noël, une suite de sons comme des musiques cantiques ou festives, une suite d'émotion qui nous entraînent vers un avenir, une nouvelle vie pour un continuum de vie sans substance propre. Ce vécu : du "monde blanc", du "monde bleu", du "monde jaune", du "monde rouge", du "monde vert", etc... est si intensément vécu qu’il attire ou répulse puissamment. Cet état peut être paradisiaque ou infernal, suivant ce que les vécus précédents ont forgé comme ligne directrice du continuum de vie. La nouvelle existence trouvera ses ferments dans ces graines de vécus passés, qui ne seront pas des souvenirs mais des tendances instinctives. Le corps et la partie "mécanique" de l'esprit ayant disparu, il ne reste plus rien de tangible qui puisse guider vers une vie future. Seules les habitudes de vie, ces conceptions entretenues, les reflexes profondément ancrés demeurent. Ils demeurent comme une racine d'herbe coupée en automne, prête à repousser une fois l'hiver passé. Les racines à elles seules ne sont pas la plante. Et la plante qui repoussera au printemps ne sera jamais totalement identique à celle de l'année précédente car les conditions d‘épanouissement auront été radicalement modifiées. Cependant, un ronce reste un ronce, un chêne reste un chêne.

Seule une longue et volontaire pratique spirituelle permet un changement par réalisation profonde de ce cycle qui peut demeurer, devenir, ou arrêter d'être infernal. Si le destin est tracé, il ne faut pas oublier que c'est à chacun de tracer son destin à venir. Tout est contenu dans le "ici et maintenant". Cela ne nous apparaît pas comme une évidence à chaque instant, car ces racines du passé sont solidement plantées en nous, au point d'envahir la majorité de notre vie. Notre conscience est emprisonnée dans des certitudes illusoires. Car tel est bien là la question : concevons nous notre existence présente, et une éventuelle existence future, comme un jardin parfumé de senteurs agréables, de couleur harmonieuse ? Ou nous plaisons nous dans une friche remplie de ronces, d'orties de plantes envahissantes et incontrôlables ? Genimalacta est la fête qui correspond à l'état exactement intermédiaire entre deux formes d'existence, c'est la balance ultime, la dernière possibilité de détermination entre ce qui est choisi et ce qui est subi. Pour la majorité ce sera subi, pour ceux qui ont renoncé aux artifices illusoires du prêt à pensé, du prêt à vivre formaté, ce sera davantage choisi. Au delà des lumières secrètes et des sonorités intimes de Genimalacta, s'étend le vide de l'espace. Un vide semblable à la matrice universelle prête à conditionner une vie qui a été "choisie" par maturation, ou qui sera encore implacablement subie par dépit. Une sorte d'embryon de conscience émergera du vide, comme le coeur énergétique d’un nouveau soleil dans l’espace, attirant tout ce qui le révélera comme une étoile lumineuse. Une nouvelle forme suivra, plus aucune détermination universellement libre ne sera envisageable, la volonté sera emmurée dans le monde formel de la sphère d‘attraction, un destin de vie se mettra en route, sur des traces anciennes pour un nouveau cycle.

Mais que faire de tout cela lorsqu'on est vivant, promis à une mort inévitable ? La même chose que lorsqu'on est mort, promis à une renaissance inévitable... On ne peut pas choisir l'instant de sa mort, mais on peut choisir de développer progressivement un état d'esprit favorable pour l'accueillir. On ne peut pas choisir quel sera notre renaissance, mais on peut choisir quel état d'esprit développer durant une vie, nous constituera dans une vie suivante. Notre entourage sera également en rapport, car qui s'assemblent se ressemblent. Et ce choix n'est pas ailleurs et plus tard, mais ici et maintenant, dans chacune de nos pensées, dans chacune de nos paroles, dans chacun de nos gestes, tout en acceptant ce qui à déjà été projeté précédemment, pour notre agrément ou notre désagrément.

Genimalacta (solstice d'hiver).

Genimalacta.

(Genivelezh, la fête de la grande naissance)

Ce solstice d'hiver marque comme tous les autres la fin d'un cycle, c'est à dire la profondeur de la nuit hivernale, c'est le moment pour l'hémisphère nord où le soleil est le plus éloigné de la planète. Mais ce solstice là a quelque chose de particulier, en effet, il serait aussi la fin du monde... L'évènement vaut bien un article particulier qui sortira un peu du symbolisme ou de la philosophie. Donc, ce serait la fin du monde car un calendrier astronomique très poussé tel que celui de Mayas, s'arrête au 21 décembre de cette année 2012. Nostradamus, aux dires de ses interprètes, aurait lui aussi vu en prévision astrologique la fin du monde pour ce solstice, ou presque.

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Pourquoi cette date ? Et bien parce que, au delà de deux éclipses lunaire et vénusienne dans la même année, nous aurons en bonus l'exclusivité d'une éclipse solaire entre le centre de la galaxie, la voie lactée, et nous. Si on peut comprendre l'arrêt d'un calendrier posé sur une date aussi événementielle, il est plus difficile d'admettre qu'un superbe bouleversement galactique ou simplement solaire puisse se faire à cette date précise tel que Nostradamus l'aurait prédit.

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Tout d'abord, il s'agit de préciser que le centre de notre galaxie est constitué d'un trou noir, c'est à dire un corps gravitationnel d'une intensité si grande que pas même la lumière ne peut s'en échapper. C'est un gigantesque aspirateur de matière et d'énergie, un compresseur de particules qui va jusqu'à les annihiler telles que nous les connaissons. Notre soleil se trouve à près de 70.000 années lumières de ce trou noir autour duquel tournent toutes les étoiles de notre galaxie. En terme de distance de voyage cela ferai près de 700.000.000 milliards de kilomètres à parcourir... C'est pas la porte à côté ! S'il devait avoir une influence grave sur notre système solaire, ce serait déjà fait depuis longtemps, ou cela se fera dans longtemps. Ce n'est donc pas du centre de la galaxie qu'une fin du monde est à espérer.

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Donc pourquoi ce 21 décembre ? Et bien à cause de la fin d'un cycle de 25800 ans résultant de la précession des équinoxes. La précession des équinoxes est un décalage accumulé que fait notre soleil tous les ans. Car de même que la lune tourne autour de notre Terre, de même que notre Terre tourne autour du soleil, le soleil tourne autour du centre de la galaxie. Pour en faire le tour complet, il met près de 200 millions d'années, c'est ce que l'on appelle une année galactique. Mais, de même que la lune ne tourne pas de manière rigoureusement ronde mais d'une course ovale autour de notre Terre influençant les marées, que la Terre en fait autant autour du soleil créant les saisons, et bien, le soleil lui aussi se déplace dans l'espace en spirale ovaloïde continue. Vu de la Terre, tous les ans, il va passer devant les 12 constellations du zodiaque. Le soleil dans son évolution en spirale va lui aussi passer devant ces 12 constellations mais durant une rotation de 25.800 ans, en se décalant tous les presque 72 ans, de un degrés sur les 360 représentants le tour complet. C'est la précession des équinoxes, un décalage qui réclame donc de rajouter un jour de plus tous les 72 ans pour être en concordance avec un authentique calendrier solaire. Hors, comme il faut bien un point de départ et un point d'arrivée fixe pour mesurer cette rotation, et c'est le centre de la galaxie qui fait référence pour tous ceux qui observent les étoiles. Les étoiles des 12 constellations du zodiaque, ayant elles aussi des mouvements, ne peuvent pas demeurer éternellement une référence. En terme d'éternité, le caractère fixe du centre de notre galaxie est beaucoup plus fiable, bien que celle-ci ait aussi ses propres rotations au sein d'un gigantesque amas galactique auquel nous appartenons... Rien n'est parfait dans le sublime.

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Galaxie J'avais déjà, il y a deux ans, fait référence à cette précession des équinoxes pour décrire les origines de la fête liée à Esus et à sa symbolique. Les chrétiens qui ont toujours su récupérer les rites sans admettre leurs origines n'ont jamais vraiment été portés sur l'observation des astres et des étoiles durant leur histoire. L'inquisition en a brulé vif pour moins que cela... et c'est toujours plus simple de trôner sur des ignares. Il n'empêche que, avant le concile de Nicée en 325, il y avait encore des chrétiens libres penseurs et libres chercheurs. C'est ainsi qu'un moine arriva à trouver que la date de la naissance du christ n'était plus un 21 décembre pour remplacer la fête romaine du retour du soleil, nommée aussi Neos hêlios par les anciens grecs, mais que la date s'était décalée de 3 jours en 210 ans. Décision fut prise par un empereur byzantin, dont j'ai oublié le nom, de fixer noël au 25 du calendrier solaire.

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Pour en revenir à notre rencontre avec le point ou le soleil est en conjonction avec le centre de la galaxie, il est à préciser tout d'abord que cela se fait tous les ans, certes d'une manière moins précise, car le soleil subit des variantes d'inclinaisons de plus ou moins 5 à 6 degrés lorsque la Terre arrive près de l'axe de conjonction. Et que, cette période d'éclipse solaire devant le centre de la voie lactée est exceptionnelle, elle n'est pas instantanée. Vous imaginez bien que vu la taille du soleil, il est impossible que l'éclipse solaire se révèle en une seul année, lors d'un seul passage en conjonction. Ainsi, par conclusion, si c'est l'éclipse solaire qui marque la fin du monde, cela fait déjà quelques années qu'elle se révèle un peu plus chaque 21 décembre, et, rassurez vous, il y en aura encore pour quelques années... La fin du monde est décidément un long martyre... Remarquez, il n'y a pas vraiment besoin d'être calé en astronomie ni astrologie pour arriver à la même conclusion. Il suffit de regarder la progression de la stupidité humaine pour se rendre compte qu'on a vraiment peu de chance de s'en sortir indemne, avec ou sans trou noir.

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Il n'y a pour ainsi dire aucune chance pour que nous assistions donc à une fin du monde spectaculaire pour le prochain solstice. Si vous êtes déçu j'en rirai avec vous, si vous êtes rassuré, je vous plains. Il est toujours plus facile d'envisager sa mort comme quelque chose de bref et d'exceptionnel par son caractère collectif, la rareté de l'expérience flatte l'égo. Par contre, se dire que l'on ne sait pas lorsque notre mort viendra, que la manière dont cela se passera sera peut être la solitude et dans des souffrances progressives et lentes, c'est beaucoup plus moins tentant. Rassurez vous, dites vous que les gaulois avaient déjà peur que le ciel ai pu leur tomber sur la tête. Cela ne les empêchait pas d'être un peuple fier et souriant à l'avenir. Suivez leur exemple, privilégiez le bon moment à vivre sur l'instant. Soyez festif dans un bon banquet ce jour là, après avoir honoré les dieux pour leur soutien jusqu'à ce moment de fête. Et si c'était vraiment la fin du monde de manière apocalyptique, un verre à la main, il sera toujours temps d'effectuer une libation à votre déité protectrice et de lui confier votre destinée dans l'au-delà. Si nous avons su vivre en celte, alors sachons mourir en celte. Il me reste personnellement une bouteille de Pommard 2003... Je sais bien que c'est un peu jeune pour un bourgogne, mais ce serait trop bête que l'apocalypse me l'éclate avant que je ne puisse y goûter...

t2ec16hhjhye9nzpgiwlbqlsptqi9w-60-35.jpgA votre santé, vivants ou morts....

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