L'essence du Triskèle.

L'essence du Triskèle

L'essence du Triskèle.

 

Nous ne cessons d'osciller entre trois états, trois manières de considérer la conscience.

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Tout d'abord se trouve l'inconscience, que nous pourrions aussi appeler la non conscience, ou encore la conscience noire. Les sensations et systèmes de réceptions/émissions sont éteints.  La conscience est en quelque sorte en état d'absorption sur elle-même. Cet état de conscience correspond à l'état de sommeil profond dans le cycle journalier d'un être vivant. Il peut aussi être approché plus ou moins profondément lors de méditation et est imposé totalement lors du passage à la mort.

Les adeptes du grand Œuvre parlent de cet état de conscience comme le passage de l'Œuvre au noir.

 

Puis vient la conscience intuitive. Cette forme conscience se base sur les arcanes demeurant en latence en chaque être vivant.  Ce sont les tendances issues des acquis, des prédispositions latentes du mental, une sorte de réservoir des impressions formées dans le passé, et qui vont déterminer les images qui apparaîtront sur l'écran de lumière de la conscience. Cet état de conscience intuitive est un état intermédiaire entre l'absence de conscience du sommeil profond et la conscience du monde rationnel. C'est la conscience onirique qui précède l'animation des être vivants. Entre l'inertie et l'activité, le rêve est soit si dilué qu'il ne laisse aucune trace, soit si prenant, si saisissant de réalisme qu'il agite le corps jusqu'à propulser la conscience dans le monde rationnel. Cet état peut également être approché en méditation, il est le puits d'inspiration des artistes, des médiums et autres êtres à grande sensibilité. Il est le "parfum" qui guide la vocation spirituelle et la dévotion en tant qu'appel à plus vaste que ce que nous pensons être.

Les adeptes du grand Œuvre parlent de cet état de conscience comme le passage de l'Œuvre au blanc.

 

Enfin, vient la conscience individuelle, ou conscience rationnelle. Cet état de conscience correspond à l'état de veille, c'est à dire celui qui anime celui ou celle qui est précisément en train de lire ce texte, analyser chaque phrase, recevoir chaque mot comme un reflet plus ou moins brillant de ce qui constitue sa propre existence. La multitude ininterrompue de reflets est si puissante qu'elle concentre en un seul point toutes les dimensions de l'existant jusqu'à persuader que rien d'autre n'existe à par ce point de concentration. C'est la conscience de l'égo qui rassemble jusqu'à rayonner d'une manière autogène.

Les adeptes du grand Œuvre parlent de cet état de conscience comme le passage de l'Œuvre au rouge.

 

Le noir rappelle la nuit, le blanc, les lueurs de l'aurore qui monte au zénith, le rouge, la déclinaison qui conduit au crépuscule. Immanquablement la nuit fera suite et un nouveau jour succédera.

Du sommeil profond il ne reste absolument rien. Rares sont les rêves qui laissent des traces et encore moins dans la durabilité. Mais une fois réveillé, l'être perçoit des objets par les sens corporels et devient alors le sujet qui s'authentifie comme réalité. En sommeil profond, il n'y a ni objet, ni sujet ; ni acteur, ni spectateur. Il n'y a que sérénité. 

L'être qui est en train de lire ces lignes, était plongé dans cette sérénité la nuit précédente. Maintenant, il y a ces phrases qui l'interpellent, le poussent a l'activité de la réflexion en fonction de ses  propres capacités. Cette réflexion n'était pas là durant la conscience noire de la nuit.

Quelle est la différence entre ces deux états de conscience ?

Une entité surgit au réveil ce matin, elle a saisi toute ce qu'elle percevait autour d'elle sur les bases des tendances accumulées, ceci comme un roi assit sur sont trône qui se consacrerait lui même roi universel.  Ce roi, c'est l'égo.

Quelle est la réalité derrière ce théâtre ?

Ce qui existait dans la conscience noire est de la même nature que ce qui est sorti de la conscience de lumière onirique et qui est de la même nature que ce qui est en train d'analyser ici et maintenant ces phrases, c'est à dire la conscience de l'activité. Ce qui demeure inchangé c'est le Soi, cette nature fondamentale en toute forme exprimée matériellement ou non de l'Univers. Ce qui demeure inchangé, ce qui a la possibilité d'adapter toutes les potentialités, c'est ce que les adeptes du grand Œuvre nomment le Mercure des philosophes. Demeurer dans la conscience du Mercure des philosophes, et ce, quelque en soit son aspect, c'est accepter ce qui n'a ni début ni fin ; que ce soit sous forme de plomb ou forme d'or.

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