Le poids des siècles

Le poids des siècles

Le poids des siècles.

Le poids des siècles passés pèse durement sur les épaules de notre monde occidental. Il en est ainsi pour chaque époque assumant les engagements d'un peuple au regard de son passé. Pour l'heure ce poids est principalement issu de la culpabilité. Le mots qui sondent l'origine de cette culpabilité sont ressassés tous les jours par les médias : colonisation, esclavagisme, racisme dont antisémitisme, summum des formes de racisme issu de la seconde guerre mondiale. Cette culpabilité en est devenue la racine idéologique qui guide tous les comportements à quelque échelle sociale que ce soit. On pourra tenter de voir l'étendue de cette culpabilité de deux manières. La première sera une recherche de l’origine de la culpabilité, son historique jusqu'à son aboutissement contemporain. La seconde cherchera à reconnaître comment intervient cette notion de culpabilité dans un cycle universelle, à quel moment et de quelles causes elle apparaît. Car en fait, tout ce qui existe à une justification dans un contexte.

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Mais avant tout il s'agit de bien savoir de quoi on parle, entendre la définition de la culpabilité. Elle peut se voisiner à deux autres mots : le remord et le regret. Le remord est un malaise psychologique dû à une perturbation de la conscience qui ne se reconnait plus dans son développement. Cela est issu de la "cause de sensation". Le regret est une injonction qu'on se fait, permettant de découvrir ce qui aurait pu être fait, mieux adapté à une circonstance. Cela est issu de la "cause de la reconnaissance". La culpabilité est une auto condamnation pour des faits accomplis et reconnus comme tels. Alors que la culpabilité, se base bien sûr sur un remord, un malaise avec soi-même qui pousse à un regret, avec ou sans réparation de l'acte commis, on va garder en plus quelque chose sur soi. Ce quelque chose est de l'ordre de l'interdiction, une sorte d'emprisonnement, comme si on se condamnait soi-même et exécutait soi-même le jugement. Dans cet excès, il y a un quelque chose en trop qui est de l'ordre d'une souffrance entretenue. C'est ainsi qu'on va ainsi devenir esclave de ceux qui ont été victimes de l'acte. Si le remord est une prise de conscience et le regret une "réparation", la culpabilité devient une soumission morbide acceptée, pour ne pas dire maladive. La culpabilité est le suicide de la conscience, en d'autres mots, le cancer de l'esprit.

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Depuis deux mille ans, la culpabilité est le fruit cultivé d'une prise de position entre la notion dualiste du bien et du mal. Cela est purement manichéen. J'ai dit cultivé, car la source en est les moralisateurs qui depuis des siècles la professent comme étant le salut de l'âme, moralisateurs qui, eux mêmes, s'absolvent grandement de leur conduite. Ainsi, les dévots de la culpabilité auront toujours tendance à se positionner à l'encontre de ce qui leur parait être le mal et comme les glorieux défenseur du bien. Afin de bien déterminer ce qu'est le mal et ce qu'est le bien, il faut une référence d'origine. Cette référence sera des commandements posés comme garde fou social : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas avoir de mauvaise sexualité, ne pas mentir, etc.... On à là les dix commandements judéo-chrétiens, proches des dix non vertus bouddhistes et autres règles strictes. Leurs inverses, donner la vie, donner biens et richesses, donner l'amour fidele, dire toujours la vérité, etc... apparaissant comme l'idéal moral pour le bien de tous. Chacune des trois religions monothéistes ainsi que la plus part des autres religions ont un registre de vertus et péchés qui figurent dans les principes fondateurs. Ils représentent des gardes fous. Le terme convient d'autant mieux, si on réalise que ces spiritualités ne forment pas des être libres et sages mais des croyants serviles. Ce que la réalisation personnelle n'a pas pu être effectuée, les commandements l'imposent, et une déviance à ceux là pose la culpabilité sur la conscience.

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Où se place un druide là dedans...? Un druide ne peut ériger un sens moral contraire à ce qu'il fait lui-même, ni même contraire à un esprit commun à l'humanité au bénéfice d'un bon fonctionnement collectif et cohérent, et encore moins à un sens un contraire au lois de la nature, quelqu'elles soient. Ce n'est donc pas sous un aspect de recteur des consciences qu'il faut voir un druide mais comme un agent du destin qui conseille les êtres en fonction de leurs capacités et des événements qu’ils affrontent. Un druide ne peut pas comprendre la culpabilité comme une exagération du sens moral. Aucune trace archéologique ne montre que les druides auraient professé le sentiment de culpabilité à l’égard d’une doctrine sociale ou religieuse.

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Dans l'origine de la culpabilité se trouve aussi la notion d'amour pour son prochain, la notion de compassion. En effet, si après avoir commis un acte à réprouver, on réalise le préjudice que l'on a fait à autrui, une forme de compassion engendrera un remord, puis un regret. Depuis 2000 ans le poids des siècles fait son travail sur l'occident par cette morale judéo-chrétienne. Nous sommes tous soumis directement ou indirectement à cette idéologie basée sur l'amour pour son prochain et la compassion à l'égard de tout ce qui nous est présenté comme égal. Il n'est pas comme objectif de cet article de prouver un contraire. mais il faut bien se rendre compte à qui profite cette moralisation typiquement judéo-chrétienne. Particulièrement chrétienne du reste, car les juifs on une vision de ce principe moralisateur beaucoup plus axé sur la notion de peuple élu. Il n'ont pas l'ambition de conversion qui les empêcherait d'évoluer librement, en ayant remord et regret éventuellement, mais en se dégageant d'une dette de pénitent pour des non juifs. La culpabilité chez les juifs ne pourrait se limiter qu'à un membre du peuple juif et non à l'humanité toute entière comme les chrétiens se chargent. Quand aux musulmans... Alors eux ne connaisse pas d'autres besoins que ceux qui se limite à obéir aux commandements d'Allah. Et ce dernier leur demande de convertir, d'étendre son royaume au-delà de tout préjugés ou toute culpabilité. C'est presque à la limite de ne pas avoir de remord ni de regrets. Les chrétiens subisse la culpabilité et la voient comme un moyen d'expier les péchés pour obtenir le paradis. Les juifs en jouent et la voient comme une opportunité pour assoir leur pouvoir. Les musulmans la méprisent et la voient comme une faiblesse. Si on poursuit le tour d'horizon religieux... Les bouddhistes, hindouistes, taôistes, par le biais de la notion de karma, loi de cause à effet, auront une vision du regret comme une mise en demeure de ses propres responsabilités, avec pour ces spiritualités une branche tantrique qui va au-delà de la dualisation du bien et du mal en opposition rendant la culpabilité comme non existante en soi. Pour les peuples de l'Asie, la culpabilité chrétienne ne peut donc pas être prise en considération car le regret sincère de l'individu l'annihile et efface la dette karmique. C'est en cela que la spiritualité des celtes à plus d'origine à l'est, venue de l'Asie et de l'Inde, qu'au sud, venant du cercle méditerranéen.

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Il nous faut maintenant envisager où se place la culpabilité dans une dimension universelle, de quel mécanisme elle dépend. Et je vais être là obligé de poser un préambule : la culpabilité est liée au pôle féminin. Ne souhaitant pas inutilement m'attirer les foudres des femmes qui liront cet article, je souhaite dire que je parle de Pôle féminin et non des femmes en tant qu'êtres. Je vais donc m'en expliquer. La culpabilité est la force de la partie faible de la manifestation de la vie. Lorsque je dit "faible", c'est au sens physique du terme, au sens l'activité. L'aspect masculin à plus d'entreprise, est plus dynamique, il pousse devant. Le pôle féminin exprime une force plus statique, gestative, dans l'attente de la réalisation, de la sublimation davantage que dans la mise en action de l'élaboration. La culpabilité est une espèce de protection de la féminité. Si il n'y avait pas de remord, de regret et de culpabilité, les humains d'aujourd'hui seraient comme il étaient à l'époque des âge préhistorique ou l'homme avait la toute puissance, massue sur l'épaule, et les femmes trainées par les cheveux. Plus la féminité est présente dans une société, plus le remord et le regret ont tendance à devenir de la culpabilité. Plus la notion d'altruisme sera présente dans une société, plus cette société se calquera sur un comportement maternelle, protégeant et pardonnant. L'occident est devenu totalement déséquilibré. La libération sexuelle parallèle à l'émancipation des femmes a eu un impact de "maternisation" des comportements, même masculins. Nous nous trouvons désormais avec des tonnes de regrets gérés en masse sous une forme de culpabilité de tous les maux que nous avons commis, comme si nous étions les seuls à en avoir commis. Il y a une sorte d'auto centrisme au sein du monde de la part des occidentaux, d'Amérique et d'Europe de l'ouest particulièrement, comme acceptant de porter le poids de tous les péchés du monde... Cela me rappelle un dénommé Jésus, crucifié pour sauver l'humanité... Triste sort pour un peuple parmi d'autre, qui pourtant avait sa noblesse de coeur, sa dignité d'humain.

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Si on veut bien regarder un instant dans la nature et ses cycles, une explication peut être distinguée. Dans le cycle annuel des saisons, la tripartition peut se relever. Le printemps est la montée de l'énergie matérialisée dans la nature, c'est propre à la partition des hommes d'honneur. L'été est la pleine lumière, la connaissance de tout ce qui apparait pour constituer la vie, c'est propre à la partition des hommes spirituels, l'automne est la saison ou on utilise les fruits de l'été pour préparer l'hiver, ou on sème parfois ce qui doit franchir la barrière du froid, ou on s'organise avant que les jours soient trop courts, c'est propre à la partition des hommes de l'art, conscient des obstacles et des techniques qui permettent de les franchir. L'hiver est la saison de la maturation, du silence et de l'obscurité, c'est l'espace sans limite de l'esprit autant que le vide d'où tout surgit, c'est le temps de la féminité insondable pour les trois partitions à tendances masculines.

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L'aspect féminin, l'aspect maternel, est basé sur l'amour, l'amour altruiste puisque de la féminité surgit la vie d'une manière désintéressée, sans savoir ce qui viendra, sans vraiment pouvoir le calculer de par sa propre volonté. Il y a très souvent souffrance physique acceptée lors de l'accouchement. Autrefois, il y avait presque autant de femmes qui mourraient en enfantant que d'hommes qui mourraient à la guerre. Mais cet acte aussi ancré dans la féminité, comme un art sublime d'engendrer un nouveau cycle de vie. Donc la notion d'altruisme qui en est à la base, et qui est également la base du remord, du regret et, éventuellement de la culpabilité, se trouve contenu dans la féminité. C'est ainsi que l'on peut remarquer que dans la tripartition, ce sera dans la partition des hommes de l'art que la notion de remord, regret et culpabilité sera le plus fort, c'est à dire chez ceux qui sont les constructeurs d'une société, ceux qui la nourrissent, ceux qui sont les plus aptes à former une famille, ceux qui sont le plus proches de passer dans le devenir féminin. Ils sont le plus proche de passer dans l'aspect féminin car cette partition correspond à l'automne qui précède l'hiver, saison de repli intérieur. Cela correspond aussi à la partie la plus vieille, la plus ancienne d'une vie vécue, la partie qui précède la mort, les dernière décennies de la vie d'un être. C'est dans cette partie là de la vie que la culpabilité à le plus de poids. La vieillesse est le terreau de la culpabilité, car l'approche de la mort fait prendre conscience de l'essence de la vie, l'aspect féminin. Une jeune société ne se pose pas la question de savoir ce qui est bien ou non, elle est dans l'action montante. Cela s'explique par le fait qu'un être humain ayant beaucoup vécu, il sera certainement riches d'expériences, et sera à même de les comparer pour faire un tri de ce qu'il considérera comme souffrances, bonheurs vécus ou infligés. Il jugera ce qui est erreurs ou vertus, il verra ce qu'il regrette comme ce dont il se réjouit. La notion de culpabilité s'inscrira d'autant plus facilement dans un contexte de fin de vie chez un être humain, ou de fin de cycle dans l'expression de la nature de la vie, dans l'extériorisation de la vie en automne.

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L'hiver est l'expression féminine du triskèle, c'est l'état avant la vie du printemps, et l'état après la mort de l'automne, c'est le centre du Triskèle comme son pourtour extérieur. On pourrait faire un parallèle imagé avec une galaxie, le centre étant un trou noire absorbant tout, créant l'inconnu, et sa périphérie le vide spatial insondable et infini. La féminité est l'origine et la fin de toute forme de vie. La vie matérialisée est l'expression masculine sous trois aspects que sont les trois partition complémentaires. C'est l'activité vivante qui fait qu'on se lève tous les matin. La mort est l'absence de dynamique physique et reflet éthéré d'un esprit en quête de matrice pour être. la vie n'est qu'expression dynamique. il n'y a pas un instant ou il n'y ait pas quelque chose qui, par le corps ou la parole ou l'esprit, ne soit pas en train de s'exprimer de manière dynamique pour projeter vers un futur constructif. Dans la mort c'est l'inverse. Il n'y a plus d'expression dynamique vers un futur construit, soit c'est le vide total, soit c'est des luminosités psychédéliques c'est totalement inmaitrisées, le seul aspect dynamique qui demeure est comparable à celle du vent qui agit sur une feuille morte sur un lac, la feuille n'a aucune décision possible tant le vent est puissant. Chez les hommes de l'art, la notion de culpabilité sera la plus facile à remarquer.

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La notion de culpabilité est beaucoup basée sur le rapport qu'il y a entre le surcroît d'énergie ou au contraire l'absence d'énergie. Si on regarde cela par rapport à l'évolution de la tripartition, les hommes d'honneur, qui forment la partition des guerriers, ne s'embarrassent pas avec la culpabilité et l'altruisme. Un homme qui est décidé à faire la guerre, quelque soit la raison qui le pousse à la faire est un homme qui est appelé à utiliser des armes et à engendrer la souffrance autant qu'a vivre la souffrance, donc la notion de culpabilité ne le préoccupe pas car il est dans une dynamique totale. Une dynamique de survie, pour lui même, pour ses proches, pour sa Terre ou pour les idées qu'il défend, politiques ou religieuses. Les hommes de guerre ne vivent pas la culpabilité durant le temps ou ils sont en guerre, en action, C'est seulement après, lorsqu'ils seront plus vieux, que la guerre sera fini, alors là, peut être, se poseront-ils des questions par rapport à ce qu'il ont fait ou simplement participé. Là, des remords, des regrets et de la culpabilité pourra naître, au regard du respect envers celui qui a été son ennemi, qui ne l'était peut être pas de manière absolu, un ennemi qui à lui aussi souffert des mêmes souffrances de la guerre que lui. Une réflexion l'amènera à réaliser que cet ennemi ne l'aurait peut être pas été s'ils avaient été en conditions de paix. Mais des événements l'ont poussé vers une action plus qu'une réflexion. C'est ainsi que la culpabilité peu émerger de cet homme là en vieillissant.

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En ce qui concerne la partition des hommes spirituels, comme nous l'avons vu plus haut, le druides n'ont pas une doctrine qui se baserait sur la culpabilité à travers des péchés qui seraient à expier. Le remord, le regret peuvent être naturellement envisagés. Mais endosser une erreur jusqu'à s'interdire toute évolution qui serait contraire à un principe de culpabilité, cela ne peut être envisagé dans une conception druidique de l'existence. La partition des hommes spirituels chemine vers l'absence de dualité. La notion de bien et de mal est relative, mais ne peut pas être reconnue comme un absolu intangible. Ce qui peut être vue comme mal à un moment donné, peut être vu comme bénéfique à un autre moment. Tout dépend de circonstances. Ainsi une faute reconnue dans le passé peut s'avérer un moyen nécessaire dans des circonstances présentes, faute de quoi toute évolution est bloqué sur une culpabilité. Dans la nature, sur le plan minéral, végétal, animal et même sur le plan des corps célestes, on ne trouve pas de culpabilité. Même la notion de remord et de regret est pour ainsi dire insignifiante. La survit de l'espèce dans ses caractéristiques propre et son devenir est la priorité. Le regret n'intervient que lorsque l'existence de l'espèce est mise en jeu par une erreur de choix. Ce n'est pas doctrinal par rapport à un idéal absolu et donc en dissonance au regard des nécessités. Le rapport entre les causes et les effets est immédiat au point d'avoir un instinct de survie supérieur à une morale virtuel. une plante ne se développera pas là ou il n'y a pas de possibilité de le faire et en aucun cas elle ne laissera une autre espèce le faire là ou les éléments de terrain et climatiques lui sont favorables. Il n'y aura pas de culpabilité issue de sa place au détriment d'une autre plante. les conditions extérieures font foi dans le processus de vie. Il est bien évident que les êtres humains sont différents en réactions et nécessité. Mais de là à se sacrifier pour expier... Les druides ne sont donc pas des recteurs de conscience. Ils sont des révélateurs du sens de l'équilibre. Lorsqu'il y a des forces qui s'opposent leur réaction ne sera pas systématiquement de chercher à protéger le plus faible au nom d'une morale, mais davantage de sonder quel est l'intérêt commun pour l'ensemble des êtres concernés. La loi de la nature qui tend à préserver l'espèce sera supérieure à l'intervention d'un "redresseur de tort". Ils sont des temporisateurs qui rappellent la loi de l'équilibre permettant de demeurer dans un état de bon augure. Ils œuvrent un peu comme un jardinier qui ne chercherait pas à faire un jardin à la française, ou tout est géométriquement géré, où tout dois être parfait selon un concept admis comme divin. Il laisse la nature faire ce qu'elle a toujours su faire par son équilibre, en n'apportant que quelques touches de sorte à ce que l'ensemble demeure harmonieux au rythme des saisons et changements inattendus. Il veille à ce qu'aucune partie de l'ensemble ne cherche à prendre le contrôle total jusqu'à déséquilibrer l'ensemble. Un druide n'est pas interventionniste, il limite ainsi les causes des remords et regret et reste en marge de toute forme de culpabilité. L'altruisme des druides est universel, il ne concerne pas uniquement l'espèce humaine. Il n'aura donc pas cet esprit aveugle humano centriste qui se comporte comme un barbare dans un paradis en justifiant toutes les aberrations à l'égard de la nature au nom d'un humanisme tout puissant, fait à l'image d'un dieu qui serait inique de par son attitude. Son esprit n'appartient pas plus au Ciel qu'à la Terre. Si son corps est entre les deux son esprit est des deux.

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