Le pouvoir de l'imagination.

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  • Le 09/06/2013
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Le pouvoir de l'imagination.

La pensée crée, tel est le dicton populaire. Il est vrai qu'il n'y a rien qu'un être ne puisse souhaiter, qui ne puisse être décidé par lui et qui soit ensuite parfois accompli, pour le meilleur ou pour le pire. L'esprit est précurseur de l'acte. L'imagination projette donc dans l'avenir. Même si aucune certitude ne garantit ce que sera demain, une volonté d'accomplissement se fonde sur ce qu'un esprit aura projeté par ses propres dessins. C'est en quelque sorte l'union entre le destin qui réalise les accomplissements résiduels du passé et le présent spontané qui offre le choix comme la clef de l'avenir. Ce choix est directement ou indirectement issu de l'imagination.

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L'imagination se situe entre le passé, œuvrant comme le support illustratif, et le présent conjoncturel où il faut sans cesse trouver sa place. Encore une histoire entre l'espace et le temps... Il est très difficile d'imaginer que l'espace puisse ne plus être ou ne pas avoir été. Toutes choses existantes occupe un espace, même le vide interstellaire représente un volume. Nier l'espace revient à se nier soi même. La luminosité est plus fugace à imaginer. Un coup elle est là et tout est révélé, c'est la connaissance des phénomènes extérieurs et intérieurs. Un coup elle n'est plus là, et c'est l'obscurité, les ténèbres, l'ignorance de l'extérieur et l'oubli de soi même. Si l'espace confère automatiquement un idée d'insondable, d'éternel, de stabilité ; la luminosité offre une idée de mobilité, d'alternance, de rythme binaire comme le jour et la nuit, le tic tac inlassable et continu d'une horloge qui exprime le temps.

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Dans notre imaginaire, lorsqu'on parle d'espace infini, on a tendance à penser obscurité parsemée de petits points lumineux. C'est le ciel nocturne, noir, parsemé d'étoiles qui s'offre en image à notre esprit. La notion d'espace est stable et de faible luminosité lorsqu'on l'étant à l'infiniment grand, ou la réduit à l'infiniment petit. Il s'y trouve comme quelque chose de non matérialisé, quelque chose appelé a naître grâce à la lumière. A l'opposé, la notion de lumière est alternance entre la présence révélée, comme le soleil qui révèle les formes le jour, et l'absence de formes lors d'une nuit sans lune. Cet alternance jour/nuit marque le temps qui s'écoule tout au long d'une année, d'une vie. L'espace interstellaire serait à nos yeux immuable si les éléments le constituant, des étoiles aux planètes, ne changeaient pas de place au fil du temps. Le temps serait la marque du changement perpétuel, si cette perpétualité ne devenait pas inlassablement discontinue.

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Si l'espace suggère le temps, si le temps révèle l'énergie au cœur de la mutation des phénomènes, la diversité de ces derniers naît du pouvoir de l'imagination qui les reconnaît et les ordonne. Tel le cycle annuel des divinités, la vie se développe puis se rétracte. Tel est également la vie des hommes et des civilisations qu'ils ont fondées, développées, puis laissées mourir faute d'énergie suffisante car épuisée. Par exemple, la civilisation occidentale, si puissante depuis deux siècles devient moribonde. Actuellement sous perfusion, elle ne vit que sous la condition d'approvisionnement d'énergies fossiles. Le charbon, le pétrole ne sont que les restes minéralisés de cadavres, d'une vie éteinte depuis des millions d'années. Encore 10 ans et les réserves utiles à cette hyper technologie auront été épuisées.

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Et après ? Qu'en sera t-il de ce beau monde prometteur d'éternité heureuse pour le monde entier comme fondu dans une même extase matérialiste ? Réponse : un vague souvenir... La peur panique du lendemain inconnu, l'étouffement des valeurs traditionnelles qui ont entretenu la vie durant des millénaires, la montée de nouvelles puissances d'imagination feront le reste. Rien, ou pas grand chose ne survivra de ces doux rêves où le bonheur et la paix se perpétuaient au rythme des éoliennes, dans la pureté des panneaux solaires tandis que les petits enfants allaient chanter dans de belles écoles multicolores leur joie sans distinction de race ou de sexe... L'espace est limité à cette boule qu'on appelle encore la Terre pour tous les êtres humains. Plus ils seront nombreux et plus ils s'y sentiront à l'étroit jusqu'à chercher plus d'espace vital au détriment de ceux qui ne leur ressemblent pas. L'imagination lumineuse et extatique de certains ne pèse pas lourd devant la peur panique des autres. Aucune civilisation ne s'est développée de manière infinie. Elles durèrent quelques siècles et disparurent. Certaines apparaissent encore dans l'imaginaire comme si grandes et si vénérables qu'elles allument encore une admiration comme terreau de l'avenir. Le consumérisme matériel de notre civilisation occidentale à épuisé toute l'énergie permettant d'envisager l'avenir. Notre espace se réduit de mois en mois laissant deviner des âges sombres. D'autres n'ont pas ce problème... Leur imagination est renaissante depuis quelques décénnies, et l'énergie à leur disposition ne les amène ni a surconsommer, ni à s'illusionner d'un pacifisme éternel.

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Notre civilisation occidentale s'est faite au fil des siècles passés sur les avancées techniques et l'angélisme chrétien. Aujourd'hui ni l'un ni l'autre de ces fondements ne garantit l'énergie suffisante pour l'avenir face au raz de marée qui vient du sud. Alors se pose une fois de plus la question : collaborer ou résister ? Mais pour l'heure la réponse n'est pas évidente. Collaborer ? Ce n'est pas possible, car il ne s'agit pas seulement d'une reconversion religieuse, comme ce fut le cas il y a deux mille ans, mais de mouvements racistes, dans le sens le plus général du terme. Le racisme n'étant pas la caractéristique d'une ethnie particulière, mais un sentiment propre à tous les humains, il n'est pas certain qu'avoir la peau blanche soit la meilleure garantie quant à être considéré comme un bon musulman. Résister ? Mais résister pour quoi ? Pour les valeurs des gloutons consuméristes ? Pour la foi chrétienne en chantant "Jésus revient" à la guitare et plaisant pour la paix universelle entre les peuples alors que les églises se transforment en mosquées...? Ces deux conceptions de la vie, temporelles et spirituelles, ont fait si bon ménage qu'elles ont peu à peu ôté tout instinct de résistance en Europe, alors à quoi bon résister pour elles ?

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Il ne reste que le pouvoir de l'imagination qui naîtra de l'énergie du désespoir, dans les moments les plus sombres de notre histoire à venir. Lorsque tout semble perdu, et seulement à ce moment là, les instincts de conservation donnent le pouvoir de l'imagination vive. Le matérialisme technologique devient d'autant plus fragile qu'il se complexifie et devient inaccessible pour la masse. Le christianisme n'a plus l'énergie qui convertit les masses et les fait rêver de grandeur. L'avenir pourrait bien se trouver dans le monde imaginaire de "Game of throne"... Seront nous Loups, Cerfs, Lions, dragons ou autre tendance au sein d'un monde chaotique ? Seront nous cruels, avides, sournois, ou, nobles, désintéressés et justes ? Lorsque les comportements fondamentaux reprennent leurs droits en chaque individu, les idéaux moralisateurs, bien propres sur eux, avec un smartphone offert en prime, tout ce monde artificiel de l'Europe de Bruxelles ne tient plus debout. Les barbus qui font cinq fois la prière en direction de la Mecque l'ont bien compris. Le fruit est mûr et ils attendent qu'il tombe directement dans leurs mains ouverte à leur dieu.

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La conquête de l'espace ne se fait plus avec des fusées mais désormais les pieds bien sur Terre. Finit le temps du rêve américain. Qui dit conquête dit saisie du territoire et contrainte des peuples qui y vivaient sous d'anciennes traditions. Nous avons su le faire pour d'autres à notre heure, d'autres ont l'ambition d'accéder à leur tour ici. L'histoire est en marche et ne marche pas toujours dans un sens unique. La république des bisounours compte ses jours et ce vent qui nous est défavorable aujourd'hui peut bien changer de sens dans un avenir proche. L'imagination des compteurs d'avenir s'adapte au gré de l'évolution de leur monde. Tolkien à écrit le Seigneur des anneaux dans les années 30. Le monde spirituel et fantastique qu'il décrivait était manichéen, la lutte dubien contre le mal, des forces de la lumière contre celles des ténèbres. Une vision païenne de la philosophie fondamentalement chrétienne ou le bon, le beau, le pur, représentant de dieu finit toujours par vaincre à la fin. C'est presque de l'évangélisme américain. Robin, écrivain contemporain, pourtant américain, en écrivant la saga de Game of throne révise les fondements multiethnique et multiculturel du mondialisme. Il décrit un monde ou tous les coups sont permis, où la morale change d'aspect suivant les situations, mais où l'instinct de conservation de l'identité et de la famille domine. Un monde où les pire salauds peuvent avoir une incidence sur les événements comme les gens d'honneur. Une histoire qui pourrait bien être sans fin, jusqu'à devenir la base d'une légende comme celle des chevaliers de la table ronde. Bref, une source d'imagination qui s'inscrit dans un monde qui pourrait finir par ressembler au notre, aspect médiéval en moins.

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Lorsque les ombres se projettent contre un mur, notre imagination nous fait craindre les pires dangers. On oubli alors que si des ombres sont projetées, c'est qu'il y a une lumière qui est là pour les révéler. On oubli aussi que ce qui fait obstacle à la lumière, c'est souvent nous même. Des âges sombres se profilent à l'horizon de notre avenir, il est plus que temps de se souvenir que la source de la lumière se trouve en nous, puis en ceux que l'on reconnaît de sa propre maison, unis par le même amour pour sa Terre et les fruits qu'elle a su donner depuis des temps immémoriaux.

Le pouvoir de l'imagination.

Commentaires (1)

1. tom (site web) 08/10/2013

Article super intéressant .

Merci

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