La méditation II

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  • Le 01/11/2012
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Méditation.

Après avoir envisager quelques principes généraux, contenus dans le terme méditation d'un premier article, il est bon d'envisager des principes particuliers. Ces principes représentent une base, un processus que chaque adepte accomplit avant de s'engager dans une méditation formelle. L'adjectif "formelle" sous entend un acte volontaire et non un vécu événementiel qui devient une méditation providentielle. En d'autres termes, il s'agit là d'une méditation déterminée dans le but d'établir un lien personnel et direct avec l'Assemblée druidisante, l'Enseignement comme émanations des dieux et le souffle divin dont nous portons tous le sceau.

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Des conditions propices.

Bien qu'il soit délicat de prescrire un lieu déterminé et que nombreux soient les lieux pouvant devenir sacrés, il y aura forcément un endroit particulier ou un adepte se sentira bien, qui lui paraîtra familier. Ce lieu le sera grâce au calme qu'il nous suggèrera. Cela peut être relatif à la présence d'un arbre, d'un végétal d'intérieur, de pierres agencées, de la vue d'un paysage... Le contexte alentours naturel est d'une grande aide. En intérieur, les teintes et formes d'une pièces ont également une importance suivant notre état d'âme. Méditer dans une pièce aux couleurs trop vives peut être gênant pour certaines personnes. Au tout début d'une séance de méditation, il est important de développer la conscience du lieu, c'est le moyen de rentrer en harmonie avec les conditions extérieures dans lesquelles ont envidage un acte spirituel. Si on néglige ces conditions préliminaires alors ce qui suit sera négligé car posé sur des bases instables ou contraires. Les premiers instants sont une acceptation réciproque entre ce qui est autour de nous et ce qui est en nous. Il y a reconnaissance du champ de conscience immédiat, dans lequel le corps va s'immerger. La condition propice au corps est la posture du milieu, c'est à dire ni trop haute, debout, ni trop basse, couché. Il s'agit donc d'être assis, de préférence sur un coussin très rembourré. Je ne conseillerai pas un rocher... mais cela serait une bonne chose, si votre chemin est celui de l'endurcissement. Si votre corps à besoin d'un peu plus de douceur, ou si il ne vous laisse pas le choix, une chaise ou un fauteuil va pouvoir faire le nécessaire. Quand aux détails de l'assise, nous nous occuperons plus tard, lorsque cela deviendra une forte nécessité. Pour le moment laissez vous vous inspirer de la posture de Cernunos, maître des états intérieurs les plus profonds. En terme d'objets rituels, ils seront en liens avec la quatrième phase de la méditation.

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Le balancement de l'univers.

En second temps, lorsque l'entourage proche est convenable, lorsqu'on y est assis au centre, il est alors le moment d'appréhender le flux et reflux universel. Notre respiration est l'empreinte incontournable du rythme naturel de l'univers. Et ce sera à travers notre inspiration, plutôt courte, et notre expiration, plutôt longue, que nous pouvons retrouver le lien direct avec le cosmos. C'est, en quelque sorte, se mettre sur une même fréquence. L'air, cet élément mobil et omniprésent, pénètre par les narines et descend dans nos poumons. A ce moment, il est souhaitable de ressentir en soi la poussée de cette descente d'énergie du souffle jusque dans l'abdomen, dans sa partie sous le nombril. Lorsque cette poussée est correctement effectuée, on peut sentir la tendance qu'a la partie supérieure du corps, poitrine, épaules et tête, à se redresser. Une image exagérée serait celle d'un bonhomme gonflable, genre bibendum Michelin à qui on insufflerait une pression d'air forte. Immédiatement, il se redresserait. Après avoir gardé l'air un petit moment en soi, on la laisse remonter jusqu'aux narines pour une lente expulsion. Là, inversement, l'énergie du souffle sera ascendante et la partie supérieure du corps aura tendance à s'infléchir. Ici s'explique la raison pour laquelle l'expiration doit être un peu plus longue que l'inspiration. La conscience qui suit l'application de ce rythme naturel aura tendance à une détente aisée, relaxante, apaisante au moment de l'expiration. A cet instant, l'esprit qui ne penche pas vers la somnolence aura tendance à compenser cet assouplissement vers le vide par un rebond sur une pensée déterminée et rassurante, mais hors sujet de méditation. Car au fond, la répétition de plusieurs inspirations/expirations a pour but premier de reprendre l'attention, d'entrainer la conscience à ne pas fuir vers des terrains connus et aliénants. Même une pensée concernant la phase précédente, se demander si les conditions propices sont bien remplies par exemple, est une pensée hors sujet. Cette phase de méditation sur la respiration est destinée à trouver le juste équilibre entre la tendance à somnoler et celle à penser. Lorsqu'on s'engage à poser sa conscience sur un certain nombre de respirations que l'on peut définir préalablement, alors, tout autre sujet est superflu et contradictoire à l'engagement. Chaque phase de la méditation est un engagement qui demande une discipline. C'est la première marche de la prise de contrôle de notre esprit, si souvent dérobé par l'activité quotidienne et son lot d'émotions.

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L'aurore de l'esprit.

Cette troisième phase est la suite de l'harmonie issue de notre respiration consciente. Plus cette dernière aura été posée, calme et souple, plus la conscience des instants se succédant laissera une motivation paisible grandir en nous. L'aurore de l'esprit est cette conscience paisible qui n'éprouve plus le besoin de s'attacher à des repères de notre monde quotidien. Si vous demeuriez très tôt le matin sur une plage, et que le flux et reflux de l'océan vous berce, la lumière du jour naissante ne vous incommodera pas. Elle participerait à cette harmonie du rythme universel de l'océan. Ce serait comme si chaque vague naissante, disparaissante, tel un balai ininterrompu, poussait la lumière à croître. Ainsi se fonde la beauté, l'harmonie et l'équilibre au fond de nous même.

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La conscience lumineuse.

Après les lueurs de l'aurore poussées par les ondes de l'océan, se lève le soleil. A cette phase de la méditation viennent d'autres phases de rituels, correspondant aux divinités et plus particulièrement celle que l'on accepte comme tutélaires et/ou protectrices.

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L'héritage offert.

Cette cinquième et dernière phase n'est plus vraiment une phase de méditation à proprement parler. C'est le retour au monde. Cela s'exprime par revenir lentement, dégressivement et inversement, aux trois phases qui ont construit le lien avec la part divine qui constitue notre nature profonde et essentielle. On reprend progressivement contact avec notre superficialité fugace sans oublier ou négliger le vécu de la méditation. Chaque méditation devient comme une goutte d'eau qui s'ajoute à l'océan. Incommensurable, inaltérable, tel est l'océan. Ainsi, méditation après méditation, on ne rajoute quasiment rien de plus à notre vie, mais on devient peu à peu comme l'océan. Des paroles de bon augure pour le Ciel, la Terre, la nature qui en découle et les êtres qui la constituent sont prononcées dans cette dernière partie de l'héritage offert. Rien n'est gardé pour soi, si ce n'est une goutte anonyme de plus dans notre océan. Puis l'esprit revient à l'entourage, notre corps se lève et nous rejoignons le monde dans son activité de devenir.

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La méditation II

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