Genimalacta (solstice d'hiver).

Genimalacta (solstice d'hiver).

 

Le solstice d'hiver est un moment clé dans le cycle de la nature. A ce point rendu, la nouvelle année solaire est sur le point de s'engager sur un retour de la lumière. Durant cette période les forces hivernales en arrivent à renverser l'ignorance contenu dans la dissolution de la conscience. Une lueur de conscience apparaît. Elle est diffuse, sans référence solide. A ce stade, elle n'est que sons et lumières, émotions brutes plaisantes parfois mais repoussantes souvent. Cernunos est la déité qui préside le moment qui suit la mort du corps, à la Samonios, la chute dans le puit de l'inconscience. Dana sera celle qui présidera le moment qui précède la naissance, le retour à la conscience individuelle dans un monde manifesté. Entre ces deux états qui séparent deux vies, Esus préside le moment de la distribution de la destiné. C'est le moment où se croisent le passé et le futur, un carrefour au fond de l'ignorance.

 

Tout comme la mort peut surgir à n'importe quel moment de la vie, pour un proche ou pour soi-même, par accident ou par maladie foudroyante, la résurgence peut être de même spontanéité. Le réservoir d'énergie est les actes posés dans le passé, son véhicule est le corps mental, cet aspect grossier de ce que nous nommons l'esprit. Mais pour que quelque chose naisse, il faut que quelque chose meurt. C'est donc sur les restes de ce qui n'est plus que ce qui apparaît va s'alimenter pour grandir. Il semble donc évident que regarder le passé fixement , c'est affaiblir l'énergie vitale et cela procède d'un affaissement interne. Naturellement, par la force de l'envie de vivre, on laisse le passé derrière soit. Cela élimine automatiquement la mémoire résiduelle concernant le passé. Esus est en même temps la force qui efface le passé et celle qui engendre l'avenir.

 

La tendance est identique de manière nocturne. C'est le "sommeil illusoire", correspondant à la période de rêve qui nous propulse vers le lendemain. Si le néant du sommeil de l'ignorance ressemble au puit insondable du moment qui suit la mort, le sommeil illusoire est comme une vaste ville où nous ne pourrions pas trouvé de références. Au moment où la conscience se trouve dans la ville, un besoin de références et de repères apparaît. C'est le début d’un trajet sans commencement ni fin qui plonge dans une folie où la raison n'a qu'un seul refuge : voir toute forme d’émanation comme un reflet de soi-même. La conscience se retrouve alors comme dans une immense pièce remplie de milliers de miroirs qui animent autant de résurgences qu'il y a eu d'expériences dans la journée qui a précédé l'endormissement.

 

Cet endroit pourrait être aussi une immense ville ayant six quartiers et deux couronnes périphériques de banlieues. Ces quartiers vont du plus effrayant au plus merveilleux, et par habitudes ancrées nous auront tendance à nous retrouver ; à retrouver nos fonctionnements et habitudes comme si nous étions résidant d l'un de ces quartiers. Le sommeil illusoire est la ville des rêves, comme la période du changement de vie au milieu de la mort . Dans le sommeil de l'ignorance, l'esprit ordinaire qui perçoit, qui reçoit et qui réagit à totalement disparu. Dans le sommeil illusoire, il reprend des aspects fragmentaires lui permettant des réactions primaires, par saisie ou répulsion.

 

Le sapin est lié à Esus. Ce dernier peut revêtir l'aspect du bucheron qui coupe le sapin entraînant la chute vers des monde inférieurs ; inférieurs par leurs quasi impossibilité d'évolution. Il peut aussi revêtir l'aspect du bienfaiteur qui illumine le sapin de guirlandes lumineuses. Ces guirlandes de lumières révèlent des mondes supérieurs, telles les guirlandes de paroles sacrées qui révèlent la connaissance des dieux. Seul un entraînement méditatif et une concentration sur ces paroles peuvent amener une ouverture spirituelle durant l'existence, et peuvent également influencer l'ouverture d'une reconnaissance spontanée durant la traversée de la ville des rêves. Les fruits d'un tel rituel peuvent progressivement être perçu lors des phases nocturnes de celui qui s‘engage sur le serment. Ces fruits présagent une résultante identique lors de la traversée de l'océan de la mort entre deux rives, entre deux vies. Sans l'ouverture à une reconnaissance des auto projections, l'absorption dans l'illusion entrainera le continuum de vie vers des incarnations inférieures. Au-delà de ce fait, la sagesse enseignée permet cependant de ne pas confondre ce qui apparaît comme supérieur avec ce qui l'est réellement...   Le maître est celui qui, au cœur même de l'illusion, sait faire la part du chemin accompli et de la direction à prendre afin de le poursuivre.


La ville des illusions est le royaume de Esus, avec ses lumières fortes, vives ou ternes, et ses sons puissants, harmonieux ou dissonants, ceci terrorisants, envoûtants ou reconnus comme de simples phénomènes. C'est un monde où les jours sont courts et les nuits longues, où la part obscure est plus fréquemment présente que la part lumineuse pour le plus grand nombre d'êtres si souvent affairés dans l'aspect matériel de la vie. Lorsqu'on s'éloigne de la dimension subtile de la vie, on ne peut prétendre comprendre l'origine de l'esprit. Esus est la divinité qui peut indiquer le chemin du destin au milieu de l'illusion à ceux qui sont aguerris à la pratique de son rituel et aux méditations qu'il suggère.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site