Mediosamonios (solstice d'été).

Mediosamonios (solstice d'été).

 

Mediosamonios est la fête du milieu de la saison diurne, qui paraît comme un été de six mois. L’année celte est divisée en deux temps d'équinoxe en équinoxe. Celui de la croissance et décroissance du jour, la montée du soleil et de la chaleur qu’il apporte, et celui de la croissance et décroissance de la nuit et du froid. Cette apogée solaire du solstice d’été est la marque de la création à travers la croissance de la nature et l’augmentation des échanges humains.

 

Cette période annuelle est le moment où l'expression de la vie devient de plus en plus complexe. De cette complexité émerge une forme de libération. La luminosité maximale permet à la conscience d'entrevoir tout ce qui est possible de percevoir selon les possibilités individuelles, au moment même ou s'amorce la lente régression vers l'ignorance. C'est l'atteinte d'un paroxysme : au moment où on est le plus fort, on est simultanément en passe de devenir le plus faible. La puissance maximale de la lumière appelle l'ombre. La certitude inébranlable cache l'ignorance de tout ce qui est rejeté de fait. Ne pas voir par certitude n'empêche pas l'anti thèse d'être de manière absolue. L'aspect linéaire de la croissance de la vie depuis son réveil n'est que l'illusion issue d'un attachement sécuritaire, une sorte de confort intérieur, prometteur d'une éternité. Mais tout naît, vit et meurt. Les saisons se suivent comme les années et tout ce qui se pose comme existant. Il y a une idée de recommencement perpétuel qui se module et varie différemment au file des expériences qui passent.

 

Mediosamonios célèbre ce pic de révélation lumineuse à une conscience parvenue à ses plus vastes possibilités de croissance. Taranis est la divinité de la foudre, Epona sa parèdre celle qui conduit les chevaux du char solaire pour l‘entraîner vers le futur. Les chevaux du destin sont rapides comme l’éclair ; le temps passe si vite lorsque il s’agit de descendre vers la vieillesse... C'est le symbole de la lumière qui vient du ciel pour descendre dans la terre. C'est une énergie de vie poussée à son apogée, concentrant tellement d'énergie créatrice que la seule finalité possible est une libération des tentions en direction du pendant inerte de l'univers. Il y a une descente de l'énergie active vers l'inertie de la Terre.

 

Mediosamonios représente l'impossibilité de continuer plus loin dans le développement, dans ce processus d'expansion de la vie. On pourrait y voir une sorte d'orgasme cosmique, une possibilité de demeurer encore plus dans l'expansion de l'énergie, dans le développement de la conscience qui entend maîtriser, sous réserve d‘accepter le cycle de la vie dans son intégralité.

 

Penser que cette explosion de bonheur offerte par la lumière donne à la conscience la possibilité d'accroître ses connaissances de manière infinie se leurre. Il ou elle plonge dans la vastitude des illusions, car tout ce qui croît, décroît inévitablement. Hors tout est là pour inciter à penser que la croissance de la lumière interne et la chaleur qui en découle serait quelque chose de permanent. Après le solstice de l'été arrive une période de chaleur qui laisse imaginer une durabilité de cette euphorie de la nature. La destinée humaine est de même. Lorsque est franchi le cap de la quarantaine, les possibilités offertes par la maturité continuent à se développer, tandis que les possibilités physiques commencent à diminuer au rythme des rides qui apparaissent. Plus les pommes mûrissent pour tomber un jour du pommiers, plus le feuillage sera appelé à jaunir...

 

Le retour vers l'hiver s'annonce au moment même ou est jeté en avant l'idée du futur à Mediosamonios. Selon les opportunités, les maturités et les tendances du présent, le vécu de cette fête de l'apogée de la vie peut être vu sous un angle optimiste, pessimiste ou neutre. C'est suivant nos tendances propres. Certains verront cet amoncellement, cette cascade de lumière et de conscience comme le moment unique à ne pas manquer, le départ d'une courte période prospère par les fruits qu'elle offre. D'autres verront un retour vers l'insondable, cas le manque de lumière fait perdre l'esprit jusqu'à son propre oubli. Enfin, pour les druides, voyageurs de l’infini, il y a aussi l'instant contenu dans chaque présent, chaque moment où ni le passé, ni le futur n'ont de forme. Alors pour ceux qui pose leur esprit en ce présent spontané, Mediosamonios n'est qu'un point de vue, un belvédère d'où il est possible d'observer l'ensemble de l'univers durant un court instant. Le temps d'un éclair par une nuit d'orage où il est possible de voir l'univers autour de soi.

 

Dans la méditation, Taranis est la lumière de la conscience, la déité qui éclaire, juste un instant ce qui était appelé à demeurer dans l'ombre pour toujours, enfoui dans les pensées de l‘ordinaire. ..... Belenos/Bellisama sont le couple divin de la lumière solaire croissante, révélant le petit matin du printemps. Taranis/Epona sont le couple divins de la lumière active, celle qui est toute puissante dans l‘apogée lumineuse de l‘annonce de l‘été. Ce n’est pas trop le cas cette année......

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